Tamanrasset


La RN1 de nouveau fermée par les habitants d'Isselesken



Il faut être vraiment sourd pour ne pas entendre le cri de colère des habitants d'Isselesken, localité située à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Tamanrasset, d'où sont partis tous les trains de développement sans marquer la moindre halte.Un constat, on ne peut plus amer, a été ainsi dressé par les habitants qui ont, encore une fois, choisi la rue pour dénoncer le mutisme des autorités locales et leur indifférence quant à la prise en charge des problèmes signalés lors de la toute dernière action de protestation, notamment ceux relatifs au revêtement de la route desservant ce village formé d'une vingtaine de hameaux, à la construction d'un collège et à la réalisation d'un centre de soins en mesure d'éviter aux villageois les longs déplacements pour juste soigner des petits bobos.
Déterminés à faire valoir leurs droits les plus légitimes, les habitants ont barricadé, tout récemment, la RN1 au niveau du PK35, en érigeant des blocs de pierres et des pneus enflammés en signe de protestation contre la précarité et le dés?uvrement qui frappent de plein fouet cette localité.
Les villageois mécontents dénoncent vivement l'exclusion et la marginalisation dont ils se sont victimes depuis 1991, date coïncidant avec la disparition de leur vénérable notable, Hadj Illou Guemmama. "Le village vit en marge du développement, malgré les innombrables opérations et projets accordés à la commune dont il relève administrativement. Nous avons déjà adressé une plateforme de revendications au wali de Tamanrasset.
Malheureusement, elle est restée lettre morte. Désormais, nous n'avons que la rue pour nous faire entendre, mais surtout pour démasquer ces scribouillards de l'administration qui favorisent l'inégalité pour maquiller leur incompétence et leur irresponsabilité", tonne un habitant qui a tenu à rappeler que plus de six rapports énumérant tous les problèmes dans lesquels se débattent les villageois d'Isselesken ont été adressés au premier magistrat de la wilaya, Djilali Doumi. Cependant, ce dernier n'a toujours pas réagi, maugrée notre interlocuteur en faisant part de toutes les revendications formulées.
L'urgence est, selon lui, d'inscrire une opération portant réhabilitation du réseau d'assainissement pour éviter d'éventuelles contaminations des points d'irrigation et des puits à cause du refoulement des eaux provenant des fosses anarchiques. Les protestataires réclament aussi des projets portant sur l'électrification rurale et la réalisation des aires de jeux au profit des enfants et des jeunes d'Isselesken. Pour les mêmes revendications, les habitants d'Isselesken ont, rappelons-le, battu le pavé à la fin des mois de juin et juillet écoulés.

RABAH KARECHE



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