Algérie - Revue de Presse


La LADDH revient sur l?affaire Zoghlani

Violation de la convention algéro-tunisienne La Ligue algérienne des droits de l?homme (LADDH) a délégué deux de ses avocats (maîtres Nouredine Ahmine et Nouredine Benissaâd) « à l?effet de prendre part à la défense de Jalal et Najib Ben Brik Zoghlani, en tant que juristes et défenseurs des droits de l?homme », informe un communiqué de la LADDH. Leur participation dans des affaires scabreuses est montée de toutes pièces par la police tunisienne, dont la visée essentielle est d?atteindre le frère de Najib et Jalal, le journaliste Toufik Ben Brik Zoghlani, indique la ligue. En résumé, les frères Najib et Jalal, « attablés dans un café comme de simples consommateurs, se voient sommés par le patron de l?établissement de régler la note d?une quarantaine de bières qu?ils n?avaient pas consommées. Avant même de pouvoir relever le caractère irréel de cette injonction, ils sont pris à partie par une bande d?agresseurs et finiront par être traduits devant le tribunal correctionnel de Tunis pour dégradation de biens d?autrui, vol, port d?armes blanches », rapporte le communiqué de la ligue. Mais ce qui interpelle la LADDH n?est pas tant le harcèlement subi par les frères Zoghlani que la fin de non-recevoir signifiée par le président du tribunal de Tunis quant à la désignation de deux avocats algériens. Motif invoqué : « Il fallait obtenir l?autorisation du ministre de la Justice tunisienne. » Ces procédés que la LADDH qualifie de spéciaux et fallacieux « constituent une violation flagrante de la convention judiciaire algéro-tunisienne et portent atteinte à l?esprit d?une communauté judiciaire maghrébine », précise le communiqué. A ce titre, « la ligue entend saisir la chancellerie algérienne, le ministre des Affaires étrangères et le bâtonnier national de l?Ordre des avocats qui sont concernés par les atteintes portées à la lettre et à l?esprit de la convention ».
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