Algérie - Revue de Presse


L?UGTA prépare sa riposte

L?Union générale des travailleurs algériens (UGTA) compte faire connaître rapidement sa position concernant le dossier des privatisations que le gouvernement vient de remettre sur le tapis. Pour ce faire, le patron de l?UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, a exhorté, hier, toutes ses fédérations et les sections syndicales affiliées à son organisation à arrêter - chacune dans son secteur -une « position claire » par rapport au document présenté par le gouvernement intitulé « Remarques sur la stratégie industrielle au niveau des entreprises publiques ». « Nous allons faire le même travail que celui qui est fait dans ce document relatif à la stratégie industrielle du gouvernement », a soutenu hier Sidi-Saïd lors d?une réunion tenue hier au siège de l?UGTA et regroupant toutes les fédérations et où il était question de débattre des privatisations et des réformes. Sidi-Saïd donne un ultimatum de deux mois - jusqu?à fin décembre - à toutes les structures syndicales de l?UGTA pour « étudier le document » en question avant d?arrêter la position de l?UGTA. « J?interpelle toutes les structures syndicales de répondre, en émettant des positions claires. » Sidi-Saïd exige de ses troupes « un travail scientifique ». « Ceux qui sont contre les privatisations, qu?ils nous disent clairement, dans leurs propositions, ce qu?ils exigent », a encore dit le secrétaire général de l?UGTA à l?adresse des fédérations qui restent encore intraitables concernant la privatisation. Sidi-Saïd fait allusion à la Fédération des travailleurs de l?agroalimentaire et celles du tourisme et du commerce qui comptent à elles seules près de 500 entreprises. « Je ne veux plus de "non à la privatisation tout court". » Sidi-Saïd rappelle à cette occasion que l?UGTA ne s?est jamais opposée aux privatisations et aux réformes. Mais celui-ci crie gare au partenariat sans l?association du partenaire social. « S?il faut les vendre (les entreprises, Ndlr), il faut procéder par l?actionnariat avec les travailleurs », a-t-il suggéré. Sinon, a-t-il ajouté, « dans le cas où les travailleurs ne pourraient plus se mettre en partenariat, que les partenariats avec les opérateurs économiques soient faits dans la transparence ». L?essentiel, a-t-il tenu à dire, est que « cela ne se fasse pas sur le dos des travailleurs ». Sidi-Saïd met en garde en fait contre toute privatisation par « effritement » du secteur public. « S?il l?on veut une privatisation par effritement, l?UGTA dira non », s?est-il plaint sur un ton colérique. Répondant peut-être à celles parmi les fédérations ayant brandi le choix d?aller vers la grève répondre aux intentions de privatisation du gouvernement, Sidi-Saïd a signalé que s?il faut aller vers un rapport de forces, c?est la CEN qui déterminera « la stratégie syndicale en termes d?actions à entreprendre ». Le patron de la centrale syndicale a martelé à trois reprises qu?il ne veut plus d?« hypocrisie syndicale ». « Redevenons syndicalistes et cessons d?être hypocrites », dira Sidi-Saïd à l?endroit surtout de ses détracteurs. Désormais, dira-t-il, « nous sommes tous investis d?une responsabilité morale ».
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