Algérie - Télécommunication


L’opérateur émirati Etisalat intéressé par l’ouverture du capital d’Algérie Télécom

Le marché algérien de la téléphonie n’en finit pas de séduire. Fort d’indicateurs orientés vers la hausse, le secteur capte le regard d’opérateurs habitués jusqu’à présent aux terres du sous-continent indien, du Golfe et de l’Afrique subsaharienne. Numéro «1» des télécommunications aux Emirats arabes unis, Etisalat lorgne du côté du Maghreb à la recherche de nouveaux marchés. L’entreprise s’est mise en pole position dans la perspective du redéploiement capitalistique d’Algérie Télécom. C’est le président-directeur général de la firme émiratie, Mohamed Omran, qui l’a annoncé dans la dernière livraison du mensuel parisien «Arabies». A l’affût des moindres informations sectorielles en provenance d’Afrique du Nord, Etisalat a pris connaissance, presque en temps réel, de l’intention du gouvernement de reconfigurer la nature juridico-économique de l’opérateur historique national. L’Etat étant à la recherche d’un «partenaire stratégique» pour Algérie Télécom, la société émiratie estime répondre au profil. «Dès que l’appel d’offres sera émis, nous y répondrons», a assuré le PDG d’Etisalat sans en dire plus sur la nature de son offre. Mohamed Omran n’a pas caché, cependant, l’intérêt de son entreprise pour l’Algérie. «C’est un des très grands marchés (de téléphonie) dans la région», a-t-il observé. Fondée en 1976, Etisalat détient le monopole sur le marché émirati. Son capital social est détenu - en partie - par l’Etat en partenariat avec des investisseurs privés des Emirats. Deuxième opérateur de la téléphonie mobile en Arabie Saoudite, la société est détentrice de la seconde licence du mobile au Soudan et présente en Tanzanie et dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle vient de finaliser de fraîche date le rachat de 27% du capital de Pakistan Telecom, un de ses marchés cibles. Dans le même temps, elle ambitionne de mettre la main sur la troisième licence - bientôt mise en vente - de téléphonie mobile en Egypte. Mais en attendant de se placer en Algérie, Etisalat est candidate à la reprise de 35% du capital de Tunisie Télécom.

Une douzaine d’opérateurs dont France Télécom et l’espagnol Telefonica sont en lice. Selon l’échéancier arrêté par le gouvernement tunisien, le partenaire sera connu avant l’été. Dans son offre pour Tunisie Télécom, Etisalat semble avoir placé la barre très haut. L’opérateur, à en croire son PDG, veut se donner 51% du capital et s’assurer la direction de l’entreprise. Cette double ambition fait l’objet de discussions avec Tunis.

Plus généralement, l’opérateur émirati cherche à tisser sa toile sur l’ensemble du secteur de télécommunication et non seulement sur la téléphonie mobile. D’où la stratégie désormais cultivée en direction du Maghreb. Les pays de la région, rappelle son PDG, ont «un très fort potentiel de développement» dans le secteur du téléphone et de l’internet.






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