Algérie - Ministères


L’Algérie solde ses comptes avec le «club de Paris»



La dette algérienne contractée auprès de la République fédérale d’Allemagne et qui s’élève à 763 millions de dollars sera remboursée par anticipation le 27 août prochain, avons-nous appris de sources au ministère des Finances.

L’Allemagne est ainsi le dernier pays membre du club de Paris avec lequel l’Algérie va signer l’accord de remboursement anticipé de sa dette.

Ainsi, l’Algérie, qui a fait du paiement de sa dette un «objectif stratégique», en remboursant les Allemands qui sont le 17ème pays à signer cet accord avec notre pays depuis le 31 mai dernier, se débarrassera d’un véritable fardeau du fait des intérêts qu’elle était dans l’obligation d’honorer à chaque échéance.

Avec donc le remboursement avant terme de la dette germanique, le montant total des accords bilatéraux aura atteint près de 8 milliards de dollars.

Bien évidemment, cela n’a été rendu possible que grâce à la hausse des cours du pétrole qui ont atteint ces dernières années des sommets historiques pour différentes raisons, essentiellement la situation qui prévaut au Moyen-Orient.

Notre pays ne compte pas cependant s’arrêter là puisqu’en septembre prochain ça sera au tour du club de Londres, avec lequel l’Algérie compte entamer des négociations pour le remboursement par anticipation d’une dette privée qui s’élève à 800 millions de dollars.

Au terme de tous ces remboursements, la dette extérieure de l’Algérie devrait tomber aux environs de 5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, contre près de 16 milliards de dollars en janvier dernier.

Les 5 milliards de dollars qui restent représentent, faut-il le souligner, des dettes contractées auprès d’institutions financières ainsi qu’aux Etats-Unis d’Amérique, dont 50% de la dette détenue auprès de ce pays ont déjà été réglés, avait déclaré l’argentier du pays.

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, lors de ses différentes interventions, n’a pas caché sa satisfaction de voir la dette algérienne diminuer peu à peu, mais envisage également de continuer l’opération de remboursement anticipé, y compris envers les autres créanciers qui ne sont ni membres du club de Paris ni dans celui de Londres.

Sur une vingtaine d’années (1985-2005), notre pays a versé pas moins de 117,9 milliards de dollars, dont près de 84 milliards de dollars du principal et 34 milliards de dollars d’intérêts.

Depuis deux années, l’Algérie a cessé de faire des emprunts et les dettes existantes ne représentent que des dûs contractés avant l’année 2005.

En se débarrassant graduellement de sa dette extérieure qui représentait un sérieux problème, dans la mesure où des milliards de dollars sont déboursés dans le remboursement des intérêts, l’Algérie pourra aisément se consacrer à la réalisation des vastes chantiers et du programme de relance économique décidés par le chef de l’Etat. C’est du moins les visées qu’ont clairement affichées nombre de membres du gouvernement qui ont soutenu que Bouteflika a usé de tout son tact et de toutes ses «relations diplomatiques» pour convaincre les créanciers de l’Algérie de rembourser avant terme ses dettes pour rattraper le temps perdu lors de la décennie noire.






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