Alger - Revue de Presse

JSM Tiaret - Benmessaoud Khelifa (ex-joueur des années 60/70)


Baroudeur et homme de la dernière passe Benmessaoud Khelifa, qui a fait les beaux jours de la JSM Tiaret, club de ses premières amours et de l’USM Alger, était un véritable artiste du ballon rond… Footballeur racé, il a commencé jeune à tapoter dans le ballon, dans son quartier d’enfance, Ibn Badis de Tiaret. Faisant toutes ses chasses à la JSMT (minimes, cadets, juniors), devenant la véritables coqueluche des fans d’Ezzerga, Khelifa était tellement doué que l’entraîneur de l’époque, Saïd Amara, lui a fait endosser le maillot de titulaire en équipe seniors à l’âge de 18 ans, comme inter gauche, son poste de prédilection, le poste de Maestro. Il a même été sélectionné en équipe nationale junior et militaire et aurait pu endosser le maillot des Verts n’étaient ses études de médecine auxquelles il avait accordé la priorité. Son dernier match avec les «bleu et blanc» c’était en 1974, en quart de finale de la coupe d’Algérie contre la JS Kabylie, au stade Bouakeul d’Oran. Préférant donc ses études de médecine au football, Benmessaoud Khelifa abandonne son sport favori et s’installe à Alger ou plusieurs clubs voulaient s’assurer ses services, notamment la JSK par le biais de Khalef Mahieddine, puis le MCA et ensuite le NAHD. Finalement, il a choisi d’évoluer au sein de l’équipe de Soustara, en l’occurrence l’USM Alger où il avait beaucoup d’amis. Il y évoluait aux côtés des Keddou, Meziani, Zidane, Jamel, Abdouche et Guedioura et s’est révélé alors comme le véritable maestro de l’équipe au point de lui confier le brassard de capitaine d’équipe. Les fans «noir et rouge» sont tombé d’emblée sous le charme de ce meneur de jeu et buteur transfuge des Hauts plateaux de l’Ouest. Après 3 ans de loyaux services au sein de l’équipe de Soustara, Khelifa signe pour une saison à la DNC Alger des Hor, Oulmane et Djenadi. En 1979, il part en France pour terminer ses études de médecine en se spécialisant en pneumo-phtisiologie. Il n’y a pas échappé aux sollicitations, signant ainsi son contrat professionnel au club de la ville de Caen. Il a d’ailleurs pleinement contribué à l’accession de cette équipe au palier supérieur. La technique de Benmessaoud approche la perfection et d’aucuns se souviennent de la précision de ses passes et ses tirs, la qualité de ces contrôles, la vitesse d’exécution et son goût pour le jeu court. C’était un joueur d’instinct, excellant dans le drible qui est loin d’être son péché mignon. «Il était capable d’éliminer quatre adversaires dans un mouchoir de poche», disent ceux qui l’ont vu jouer. Et en véritable petit prince, il assumait un rôle important sur le terrain compte tenu de son sens de but et sa position, au point où certains n’hésitent pas à dire: «On lui accrocherait volontiers le maillot numéro 9,5, étant à la fois baroudeur et homme de la dernière passe, de la passe décisive.» Les adieux au football Cela fait longtemps que l’enfant terrible du quartier Ibn Badis a fait ses adieux au football et c’est un devoir de rendre hommage à cet artiste du ballon rond qui a, de tout le temps, sacralisé les valeurs comme la probité et le respect de l’autre, le sens des sacrifices et l’abnégation dans l’effort qui ont fait de lui l’un des meilleurs footballeurs que la JSMT a enfantés. Affable, courtois, Benmessaoud a évolué avec les grands joueurs d’Ezzerga, aux cotés de Tahar, les frères Banus, feu Krimo et Zitouni Abdelkader -l’un de ses plus proches amis-, Souidi, Nouar, etc. Exerçant actuellement dans une clinique privée à Rouen en France, comme médecin spécialiste en pneumo-phtisiologie, Benmessaoud Khelifa est rentré dernièrement en Algérie pour des vacances, l’occasion pour se retremper dans l’ambiance du bled. Il n’a pas manqué de rencontrer tous ses anciens coéquipiers, particulièrement Zitouni Abdelkader, l’ancien joueur et l’ancien président d’Ezzerga avec qui il a évoqué les moments inoubliables passés à la JSMT. Et il y a lieu d’ouvrir ici une parenthèse pour rappeler que le défunt père de Khelifa était l’un des bailleurs de fonds et l’un des dirigeants les plus actifs de la JSMT durant les années soixante et soixante-dix. Benmessaoud, qui porte toujours Ezzerga dans son cœur, ne cache aujourd’hui pas sa déception de voir le club de son enfance jouer les loosers en division inférieure alors que sa véritable place est parmi l’élite du football national. N. Khiali


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Numéro commentaire : 5176
Posté par : desplanques jean-pierre
Profession : directeur d'établissement médico-social
Ville : le treport
Date : 20/04/2010
Message : Je suis suivi et soigné par M. le Docteur BEN MESSAOUD au Centre Becquerel de ROUEN. Je peux vous dire que sur les plans professionnel et humain, en qualité de pneumologue il est plus qu'un petit Prince, c'est un grand Monsieur. Je lui suis très reconnaissant et c'est avec plaisir que j'ai découvert son passé sportif. Je suis encore plus fier de lui. J.P. DESPLANQUES



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