Jijel, Nuits de la corniche. Clôture en apothéose avec Abderahmane Koubi



Epatant. Subjugant. Sans aucun risque de nous tromper, c’est ainsi qu’on qualifiera l’excellente et mémorable ultime soirée des Nuits de la corniche animée, jeudi dernier, par le talentueux chanteur chaâbi Abderahmane Koubi devant un public rassemblé sur l’esplanade du front de mer de Jijel.Tout y était.

La maestria, la convivialité, la joie et la satisfaction. Autant le public a goûté avec attention et plaisir la plus remarquable soirée des Nuits de la corniche, autant le maître Abderahmane Koubi, qui faisait vibrer son corps au gré du rythme des vers qu’il entonnait, se montrait ravi de jouer devant un auditoire érudit. Il ne s’en privera pas de le révéler au cours d’une chanson, car comme il nous le dira : « Devant un pareil public magnifique, on se donne à fond. » L’enfant des Champs de manœuvre était donc ce jeudi comme un poisson dans l’eau. La joie inondait intensément ses yeux. Après la touchia ghrib suivie d’un insiraf, la voix écarlate s’est engagée longuement dans un voyage musical qui aura duré plus de deux heures. Une durée qui excède, nous dira-t-on, les habitudes du maître. Appuyé par une orchestration au top, Abderahmane Koubi enchaînera chanson après chanson avec des changements de rythme exécutés avec une douceur irréprochable. Il entonnera entre autres Tadj El Walaâte écrite par Abdelaziz El Maghraoui ou encore la chanson hommage aux maîtres du chaâbi, à commencer par El Anka. L’hommage aux Bedjaoui, Dahmane El Harrachi et Dahmane Ben Achour sera ponctué par un Koubi triste. « Allah yerhamGuerouabi » chaudement ovationné par le public. L’évocation de Amar Ezzahi a généré de plus chaudes acclamations qui dénotent l’amour que lui portent les inconditionnels du chaâbi à Jijel. C’était en quelque sorte purement une invitation à l’artiste pour venir à Jijel. On vous attend maître Ezzahi. L’intrusion du heddi n’a pas laissé insensibles les spectateurs qui se sont instinctivement levés pour danser devant la scène. A la vue d’un enfant ne dépassant pas les 3 ans, danser sur scène, le maître n’a pas hésité un instant à déposer son mandole pour s’offrir une danse en compagnie du bambin sous un tonnerre d’applaudissements. Avec Echemaâ, Ya Dif Allah, lahmame ou encore Ya baba lahnine, chanson écrite en 1984 qu’il a fièrement dédiée au public, le spectacle de Abderahmane Koubi était un régal sonore jusque-là inégalé. Outre le vœu exprimé par beaucoup de voir Amar Ezzahi prochainement à Jijel, on a beaucoup insisté auprès du maître Koubi pour qu’il revienne. Avant de clôturer les Nuits de la corniche, l’excellent animateur Abdelwaheb a donné rendez-vous pour l’édition 2007 sans omettre de remercier les autorités locales pour leur concours et les sponsors, notamment Allo OTA, Nomadic qui, à l’occasion, a distribué des flash-disk, Mahboul qui a fourni des chips gratuitement ou encore les eaux minérales Ledjdar de Tiaret. On n’oubliera pas aussi le concours de Ch Visual Orbite et le soutien des journaux El Watan, La Tribune et Le Soir d’Algérie.






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