Algérie - Investissements et partenariat


Investissement : le palmier ce n’est pas uniquement la datte



Le secteur de l’agriculture a bénéficié de 145 projets dont 4 en partenariat avec des partenaires étrangers sur un total de 2.255 projets déclarés au niveau de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) en 2005. Des projets d’une valeur de 5,9 milliards de dinars sur un total (tous secteurs confondus) investi de 511,5 milliards de dinars, soit 1% du montant global.

Le secteur de l’agriculture a également permis la création, à travers ces projets, de 2.547 emplois sur un total de 79.000 de l’ensemble des projets enregistrés à l’ANDI, soit 3% du nombre global d’emplois créés. Est-ce un exploit ? Certainement pas, dira le représentant de l’ANDI, M. Khouas, qui a rappelé lors de son intervention, hier, à l’institut national de l’agronomie, que l’Algérie à de grandes potentialités, de quoi garantir une sécurité alimentaire à court et long terme. M. Khouas a regretté le recours beaucoup plus à l’importation des produits finis au détriment de la production nationale et à l’investissement. Pourtant, précise-t-il, les pouvoirs publics donnent aujourd’hui plus de faveurs pour encourager les investissements.

Et pour sensibiliser et convaincre, le représentant de l’ANDI a expliqué dans le détail la toute récente ordonnance adoptée le 15 juillet dernier et qui donne beaucoup d’avantages pour inciter à l’investissement. L’intervenant a fait référence au régime général, conformément à l’ordonnance en question qui favorise l’exonération de la taxe sur le chiffre d’affaires et sur l’impôt sur le bénéfice pour les investisseurs qui se lancent dans des PME-PMI, et ce, durant 3 ans. Le représentant de l’ANDI a parlé également du régime dérogatoire accordé aux investisseurs qui veulent lancer de grands projets ou bien ceux qui veulent investir dans les zones isolées. «Ces derniers auront l’avantage de ne payer ni les impôts sur les bénéfices ni la taxe sur le chiffre d’affaires et ce pour dix ans», rappelle Khouas.

Et comme le thème de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée hier, est «investir dans l’agriculture pour la sécurité alimentaire», M. Khouas a évoqué la possibilité d’investir au sud du pays, dans le domaine de la transformation des dérivées de la datte. Pourquoi pas ? Puisqu’une entreprise suisse a fait récemment une commande de noyaux de datte auprès des producteurs de la datte à El-Oued, et ce, pour en extraire de l’huile et faire avec du chocolat, comme en témoigne le chercheur Belguedj, dans sa communication ayant trait à la promotion des investissements agricoles dans le Sud, en développant notamment les sous-produits «les dérivés de la datte».

Il cite, par exemple, les troncs de palmiers connus pour leur solidité pour la production de meuble, les palmes sèches pour produire du papier et la farine de datte pour en faire une farine pour nourrissons. Des milliers de tonnes de ces sous-produits attendent d’être transformés et utilisés, conclut le chercheur Belguedj.






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