Alger - Revue de Presse


INSTANTANE



Impliquer les communes Ma curiosité de cinéphile indécrottable eut raison de mes réticences et appréhensions. Je résolus d?assister à un débat sur le cinéma algérien. La glorieuse Cinémathèque d?Alger servit d?exutoire à moult préoccupations, revendications, espoirs, attentes exprimés par la profession. Et c?est de bon augure. La flamme reste encore vivace. A mon humble avis, le déclin se constate notamment au niveau du rapport entre le public et le film projeté sur grand écran. Alger assiste, presque impuissante, au dépérissement de ses salles de cinéma. Le phénomène ne date pas d?hier. Il a ses causes que l?on peut circonscrire aisément. Aussi, la restauration de toutes ces salles de spectacle est-elle plus que vitale. Les communes sont vivement interpellées pour apporter une pierre à l?ouvrage. Malheureusement, elles restent indifférentes, amorphes à l?égard du problème. Nos élus s?intéressent très peu au cinéma. Ce n?est pas le moindre de leurs défauts, sommes-nous tenté de dire. Elles ne disposent pas, jusqu?à preuve du contraire, d?instances de réflexion et d?action capables de leur faire jouer un rôle d?opérateur culturel au sein de la cité. L?Etat doit les y contraindre, les forcer et les obliger pour ce faire, les impliquer sérieusement pour mettre fin aux réticences, louvoiements, atermoiements. Le temps des hésitations et de l?insouciance doit céder la place aux initiatives. S?agissant des salles de cinéma, leur renouveau favorise la diffusion du film. La salle de spectacle est un lieu de vie, de débats, de rencontres, de dialogues enrichissants. Ce n?est pas un v?u pieux, ni une benoîte rêverie. Accepter la disparition des salles de cinéma, c?est cautionner, tolérer la désintégration du tissu socioculturel de la ville, aggraver le marasme qui prévaut et sévit depuis des lustres. Il est urgent de sensibiliser les élus à cet égard. Bien sûr, tout n?est pas à attendre des communes. Il y a d?autres gisements à explorer. Une chose est très plausible à admette. Une ville peut beaucoup pour le spectacle cinématographique. Elle peut créer et maintenir son parc, ramener le public, source de revenus incontestable, pratiquer une politique raisonnable des prix, distribuer des films de qualité. Paris vaut bien une messe, a-t-on coutume de dire. Alger mérite bien des salles dignes de son standing. Encore faut-il retrousser les manches




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