IL LANCE UN APPEL AUX AUTORITÉS LOCALES POUR LE LAISSER POURSUIVRE SON ACTIVITÉ Kamel Yzelioui, le bouquiniste de Béchar




IL LANCE UN APPEL AUX AUTORITÉS LOCALES POUR LE LAISSER POURSUIVRE SON ACTIVITÉ  Kamel Yzelioui, le bouquiniste de Béchar
Redonner vie aux anciens livres est désormais possible grâce à Kamel Yzelioui. C’est un homme d’un certain âge, qui a fait des bouquins sa passion. Originaire de Constantine, son passe-temps favori : tapisser “le jet d'eau”, place de la “République” de la wilaya de Béchar, d’ouvrages littéraires, magazines et vieux journaux pour le plus grand bonheur des passants. Il offre ainsi la possibilité aux bibliophiles d’emprunter ses livres à leur gré, qui, une fois lus, les rapportent pour se servir d’autres ouvrages. “J’ai vu ça à Constantine, où on prête des livres à titre gracieux. J’ai donc pris ce que j’avais comme bouquins et je les ai étalés sur la place publique à Béchar, et les gens ont commencé à les emprunter”, nous a-t-il confié. Sur ses débuts, il raconte qu’il a commencé avec une quinzaine de livres. “Avec les va-et-vient, je dois avoir facilement, je vais exagérer, une centaine de livres, revues et journaux”, a indiqué M. Yzelioui. Et de renchérir : “Je prends surtout des journaux que nous n’avons pas à Béchar, comme le journal l’Est Républicain ou le Quotidien de Constantine, qui ne sont pas distribués dans la wilaya. Lorsque je descends à Constantine, je m’achète une petite série, car les gens aiment bien savoir ce qui se passe à Annaba par exemple.” Il indique ainsi que ça fait pratiquement une année qu’il y est, et les gens ont pris l’habitude de venir prendre des livres. Questionné sur le déroulement de l’opération d’emprunt, il ajoute : “Je ne prête qu’un livre par personne. Le temps qu’il lise ce qu’il a pris, quelqu’un d’autre va prendre le deuxième livre et il va y avoir un échange entre eux.” Par ailleurs, il a indiqué qu’il utilisait son compte Facebook pour collecter le plus grand nombre de livres. Seulement, l’activité de Kamel Yzelioui n’a pas eu le succès voulu auprès des autorités locales, qui n’ont d’ailleurs pas hésité à lui mettre des bâtons dans les roues. “Juste en face de moi il y a la grande poste de Béchar où je me suis installé la première fois, il y a des arcades, j’étais à l’ombre. Puis un jour, la police est venue me demander de plier bagage”, s’est-il désolé. Tout en lançant un appel : “J’aimerais bien y retourner, avec l’été qui arrive et mon âge. Je lance aussi un autre appel à la direction de la culture, car j’ai constaté que les bibliothèques sont pratiquement vides.”


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