Algérie - Revue de Presse


Hôpitaux



Contractualisation dès 2005 Le processus de contractualisation des établissements de santé avec les organismes bailleurs de fonds (sécurité sociale, solidarité nationale, assurance économique) entrera en vigueur au plus tard au début de l?année 2005. C?est ce qu?a indiqué, hier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr Mourad Redjimi, lors d?une journée d?information et de sensibilisation sur la contractualisation et la recristallisation, organisée à la bibliothèque d?El Harrach par le Conseil médical de cette circonscription. Placée sous le haut patronage du ministère de la Santé, l?initiative se veut une occasion de « sortir dans le réel la contractualisation qui est un mode de gestion nouveau des établissements de santé publique », selon le Pr Khiati, président du Conseil. Celui-ci a, dans son intervention, tenu à cerner l?objectif de la contractualisation, - qui est l?un des piliers de la réforme hospitalière -, celui de « mettre fin au mode de gestion obsolète des années précédentes qui consistait à mettre en place un budget global pour passer au mode gestion des activités des établissement de la santé publique ». En clair, selon le ministre de la Santé Pr Redjimi, « cela signifie que le financement sera indexé à l?activité ». Désormais, les établissements sanitaires ne vont recevoir de l?argent qu?en fonction des activités qu?ils vont développer. A l?inverse des années précédentes où un budget est alloué chaque année aux secteurs sanitaires. Le Pr Redjimi estime que « c?est là un véritable défi dont l?objectif est de basculer dans les formes modernes de management qui visent à rétribuer équitablement l?effort et la performance ». Celui-ci avoue que cette réforme, qui est à ses yeux « à plus de 40% de sa réussite, ne peut se faire sans effort ou sans énergie ». Mais comment va-t-elle intervenir cette « autonomie » de gestion des établissements sanitaires ? De nouveaux mécanismes sont en vue, signale-t-on. Chaque malade devra présenter, pour se soigner dans un hôpital donné, une carte d?assuré social ou une carte de démuni de la solidarité nationale. De là, une fiche de navette dans laquelle seront consignés tous les actes opérés à l?intérieur de l?hôpital est délivrée aux patients. C?est une nomenclature des actes et leur tarification. Une facture sur le coût global des soins est alors envoyée aux bailleurs de fonds (la Caisse de la sécurité sociale, par exemple). De cette manière, selon le Pr Khiati : « les anciens griefs qui ont été faits par la sécurité sociale contre les hôpitaux disant qu?ils étaient des dévoreurs d?argent vont tomber avec cette nouvelle donne car celle-ci va payer les hôpitaux en fonction d?une activité réellement effectuée. » Cela dit, auparavant parlant de la réhabilitation et de la consolidation du secteur public, le Pr Redjimi a signalé que depuis la mise à niveau des plateaux techniques, la situation est en train de changer. Cette mise à niveau qui devra concerner, selon lui, l?ensemble des structures hospitalières d?ici la fin de l?année prochaine pour un montant global supérieur à 8 milliards de dinars sans parler des 12 milliards de dinars consacrés à la réhabilitation physique des structures. De même, une amélioration « notable » sur la disponibilité des médicaments essentiels est signalée par le département du Pr Redjimi. Cette amélioration est le fruit « des effets positifs induits par le programme pluriannuel de désendettement lancé il y a trois ans et doté d?une enveloppe de 12 milliards de dinars ». Le Pr Redjimi estime par ailleurs que la fondation du système national de santé est sur la bonne voie sur la base du dépôt prochain de l?avant-projet de la nouvelle loi sanitaire. Et là, pour le Pr Redjimi : « Le premier challenge à nous attendre est celui de la contractualisation. » Quant à la régionalisation, c?est une traduction de la carte sanitaire qui vise à regrouper plusieurs wilayas en fonction du profil épidémiologique et des moyens que le système de santé peut mobiliser dans la région en fonction d?un certain nombre d?éléments, selon Pr Khiati.




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