Hafida Hamiroun. Ecrivaine, « Le plus beau livre est celui qu’on n’écrira jamais »



Après la publication Des rênes du destin en 1997 par les éditions l’Harmattan, Hafida Hamiroun expose son dernier-né La rivale mystérieuse, au stand des éditions Casbah, au 11e Salon international du livre d’Alger.

Elle dédicacera son roman, ce jeudi, aux Pins maritimes. Cette analyste des systèmes informations nous parle dans cet entretien avec passion de sa dernière production romanesque.

Comment êtes-vous venue dans l’écriture romanesque ?

Je crois qu’on y vient tous par la lecture. Personnellement, j’ai commencé par des poèmes durant mon adolescence, puis j’ai écris une nouvelle sur les enfants abandonnés destinée à être envoyée à l’un de nos quotidiens qui, à l’époque, publiait des nouvelles proposées par les lecteurs. Mon entourage m’a encouragée, en me conseillant de la développer sous forme de roman et cela a donné Les rênes du destin.

Dans votre dernier roman La rivale mystérieuse, vous soulevez la problématique de l’exorcisme...

J’ai démarré à partir d’un fait divers, l’histoire d’un homme qui, possédé par un étrange esprit, était empêché de consommer ses mariages. Mais au début, je ne voulais parler ni de possession ni d’exorcisme ; j’ai d’abord fait de mon personnage principal un être totalement schizophrène sujet à des hallucinations et à un dédoublement de la personnalité. Puis au fur et à mesure que j’avançais dans mon ouvrage, la société s’est imposée avec ses us, ses coutumes et ses tares et j’ai voulu dénoncer le phénomène de l’exorcisme pratiqué chez nous à grande échelle. Je vous rappelle le cas de Bab Ezzouar durant l’année écoulée, rapporté par la presse et où il y a eu mort d’homme.

Contrairement à votre premier livre, le « je » du narrateur est absent dans La rivale mystérieuse...

Effectivement, j’ai utilisé le « je » du narrateur dans mon premier roman. Cela a été nécessaire pour faire ressortir le côté émotionnel de l’enfant abandonné, les trois personnages principaux se complétant. Pour ce livre et vu le foisonnement des personnages, j’ai préféré donner une vision surplombante.

La fiction semble prendre le dessus sur le réel...

Il se peut que mon imaginaire soit très fertile, car déjà dans mon premier roman, j’inventais cette lumière qui perce les ténèbres. L’enfant s’imagine voir chaque soir sa maman qui l’écoute et le berce jusqu’au sommeil. Peut-être aussi pour dire que les rêves peuvent aider à vivre.

Lequel de vos livres préférez-vous ?

Permettez-moi de vous répondre par une citation d’un poète français du XIXe siècle à propos de vers et moi je vous dirais : « Le plus beau livre est celui qu’on n’écrira jamais. »

Des projets d’écriture en perspective...

Je voudrais bien faire un peu d’histoire. Je suis en train de me documenter afin de cogiter un troisième livre.





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