Naama - Parc et sites naturels, zone humides


Gueltates d’Issakarassene

Gueltates d’Issakarassene
Coordonnées géographiques

latitude 22 02514r E
longitude 5°45’22’N
Altitude : 2.000 mètres
Superfcie : 35.100 ha
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Descriptif :

La Guelta est une sorte de cours d’eau, enfoncée dans le creux et les gorges étroites d’un profond canyon, et pourvue de nombreux bassins d’eau. Les eaux permanentes des guelta d’Issakarassene sont alimentées surtout par des eaux de sources qui aif eurent en surface et, temporairement, par des pluies orageuses parfois très intenses. Une faune et une flore riche et diversifiée caractérise ce site qui est une sorte de zone refuge dans un milieu aux conditions climatiques désertiques extrêmement difficiles. Les Gueltates d’Issakarassene, considérées comme les plus importantes du massif de l’Ahaggar, s’étalent sur environ 12 km de long. C’est également le point d’eau le plus poissonneux, poissons reliques qui atteignent des tailles remarquables (Barbarus sp.). Enfin, c’est un type de zone humide qui ne figure pas encore sur la Liste Ramsar des zones humides d’importance internationale, leur classement constitut une première du genre.

Type de zone humide : continentale : M. N. Sp. Ss. Tp. Ts. Y.

CritèresdeRamsar : 1.2.3. .7. Critère qui caractérise le mieux le site : 1

Justification des critères :

Critère 1 :

L’équilibre biologique au Sahara est singulièrement fragile. Les points d’ eau constituent le point névralgique, la zone refuge, autour desquels se maintient la vie symbiotique. La moindre perturbation risque de causer des bouleversements et/ou des pertes irréversibles. Ci zones refuges permettent la concentration des derniers témoins mlii ques vivants d’une flore et d’une faune autrefois luxuriante, plusieurs espèces inféodées à ce type de milieu aquatique ont su développe diverses formes d’adaptation, leur ayant permis de survivre tout aul long d’un processus d’aridification graduel de l’actuel Sahara. Ce genre de site, non encore représenté sur la Liste Ramsar des zones humides d’importance internationale, est sans nul doute un bon exemple d’une zone humide représentative, rare et unique mondialement.

Critère 2 :

Les Gueltates d’Issakarassene présentent une valeur particulière pour le maintien de la diversité biologique en raison de la richesse et de la diversité de sa faune et de sa flore. Sur une superficie de 35.100 hectares se rencontrent des espèces vulnérables, citons la gazelle dorcas (Gazella dorcas) considérée comme espèce vulnérable par l’UICN et le daman des rochers (Procavia capensis), espèce paléotropicale de plus en plus rare, la population d’Algérie est la plus septentrionale d’Afrique, le goundi (Massaoutiera M’zabi), représenté par deux sous espèces dans le Hoggar. Parmi les espèces menacées, on citera le guépani (A ci non yx jubatus) , le mouflon à manchettes (Ammotragus lervia sahariensis). Parmi la flore, de nombreuses espèces sont endémiques au Sahara Central : Fagoniajiamandi, Myrtus nivellei, Olea laperin Lavandula antinea, et pour certaines au Hoggar comme Cc.. venenosq, Pegolettia dubiefana Phagnalon garamantus.

Critère 3 :

Les Gueltates d’Issakarassene revêtent une valeur spéciale pour la reproduction d’espèces de poissons endémiques du désert, d’espèces d’ongulés (Gazelle dorcas et Mouflon à manchette et le Guépard avec d’autres espèces de flore. Les Gueltates d’Issakarassene abritent un poisson, Barbus biscarensis, et deux espèces de Buffonidae : Buffo viridis etB. tnauritanicus. La présence de ces points d’eau permanents a permis le développement de biocénoses originales dans un milieu désertique. Les gueltates sont les uniques points d’eau permanents disponibles, notamment en période estivale,pour de nombreuses espèces animales et végétales.

Critère 7 :

L’un des points importants du peuplement zoologique des Gueltates d’Issakarassene est la richesse de sa faune aquatique due à la présence permanente de l’eau. Les vertébrés aquatiques actuels comprenne des poissons et des batraciens. L’ichtyofaune est actuellement représentée pari’ espèce paléarctique Barbus biscarensis, espèce fragmentée en plusieurs populations totalement isolées les unes des autres depuis plusieurs milliers d’années. Elles se sont adaptées à des situations écologiques extrêmes et diverses dans les gueltates d’Issakarassene, l’eau pouvant geler par endroit et être chaude dans d’autres. Les modif cations morphologiques de ces isolats sont connus, ils ont conduit à la création d’espèces différentes, comme Barbus amguidensis dans la région du Tassili (Leberre, 1986).

Caractéristiques physiques :

Les Gueltates d’Issakarassene, situées à une altitude de 2000m environ, résultent du barrage naturel de la vallée Tihaliouine dont le creusement serait dû à une coulée basaltique. L’oued a creusé cette coulée dans une gorge où se trouvent de petits chapelets de mares de faible superficie plus ou moins permanentes. Cette gorge est coupée de deux à-pics basaltiques formant des cascades lors des pluies. Au pied de chacun de ces à-pics se trouve une mare permanente appelée Guelta. Dans la partie supérieure de la gorge, la muraille de basalte de la rive gauche présente des travertins calcaires grisâtres dans toutes les fissures. Sur un point, au confluent d’un ravin latéral, se trouve au pied des rochers basaltiques une petite terrasse de travertins calcaires étalés sur un lit alluvial. Ces travertins gris, agglutinant de nombreux fragments de basalte, contiennent d’abondantes empreintes de tiges et de feuilles de Phragmites, de Scirpus et de Juncus (Maire, 1940). Analysée par Gast, 1965, l’eau d’Issakarassene contiendrait en mg/l les éléments chimiques suivants : 26mg/l de calcium, 5 mg/l de potassium, 13 mg/1 de chlore, 19 mg/l de sulfates, 43 mgfl de carbonates et 7,5 mg/l de phosphore. Certaines gueltates d’Issakarassene dépassent les 10 mètres de profondeur selon les types des crues précédentes.

Climat :

La région subit l’influence d’un régime climatique méditerranéen entre novembre et février et tropical entre mai et septembre. Les pluies les plus importantes, intervenant sous forme d’orages, surviennent avec la remontée de la mousson soudanaise. Les précipitations moyennes annuelles enregistrées à la station météorologique la plus proche, située à 2.770 m d’altitude et à environ 15 km à vol d’oiseau, est de 117,8 mm. Les températures moyennes annuelles maximales sont de 24,1°c et les moyennes mimimales de 19°c

Caractéristiques écologiques :

Il existe trois types d’habitats dans les gueltates d’Issakarassene : un milieu aquatique où se trouve notamment Veronica anagiis-aquatica caduca en permanence, des miriophyllum, des algues ; un milieu de transition, riche en espèces végétales telles que Typha australis, Typha elephantina, Scirpus holoschoenus, Juncus maritimus, Phragmites communis, Mentha ion gfoiia, Cyperus laevigatus, Adianthum cappiilus-veneris, Nerium oleander, tamarix gailica, Lotus joiyii (espèces endémiques du Sahara), Gnaphalium iuteo-album etc.Sahara), Marrubium desertii (endémique).

Faune remarquable :

Les Gueltates d’Issakarassene sont une zone refuge pour de nombreuses espèces animales. Le Guépard est sans doute l’espèce la plus rare et la plus vulnérable en raison de la diminution drastique de ces populations. La gazelle dorcas est également considérée comme vulnérable par l’UICN. La présence du Mouflon à manchette est également remarquable, la seule sous espèce présente dans le Sahara, Ammotragus lervia est, selon est défmie par les travaux de Kowalski (1991) et décrite par Pallas en 1777. Lapopulation du Nord de l’Algérie a été désignée comme étant une sous espèce Ammostragus lervia lervia, sa répartition ne cesse de se réduire en raison de nombreuses menaces. Parmi les autres mammifères, nous citons le Daman des rochers et le Goundi du Sahara représenté par deux sous espèces dans le Hoggar (M. m’zabi et M. m’zabi - rotschildi). Bien qu’encore peu connu, l’un des points importants du peuplement zoologique de Gueltates Issakarassene est la richesse de sa faune aquatique. Celle-ci est due à la présence permanente de l’eau. Les vertébrés aquatiques actuels compren un milieu continental sur les falaises, entre les failles riche en espèces végétales pérennes disséminées, parmi cette végétation de nombreuses espèces sont endémiques telles que Lavandula antinea ssp pubescens, Dianthus crinitus (endémique du nent des poissons et des batraciens. De nombreux reptiles y sont également présents, leur détermination reste à faire.
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