Guelma - Revue de Presse


GUELMA

Misère des uns, tergiversations des autres La pauvreté, voire la misère terrasse bien des gens. Le pouvoir d?achat se détériore de jour en jour et pendant ce mois sacré, la vérité a éclaté en plein jour. La preuve, plusieurs personnes à Guelma se sont soulevées durant ces derniers jours pour le pain, contre l?iniquité dans la distribution du couffin du Ramadhan contenant certaines denrées pouvant les mettre à l?abri au moins pendant quelques jours, puisqu?il y a de la semoule, de l?huile et autres pâtes. Pis encore, certains se sont demandés où partaient ces couffins, dont durant tout le mois ils n?ont pas vu l?ombre. Pourtant, avant le Ramadhan, à entendre les officiels, des centaines de millions, sinon plus, ont été avancés pour venir en aide aux familles nécessiteuses. Sur le terrain, la solidarité devient donc un mot creux qui ne veut rien dire. Il faut dire aussi que certaines gens cupides, qui peuvent aisément subvenir à leurs besoins, se sont servis autant qu?ils ont pu. Par ailleurs, si le Ramadhan s?est écoulé, les consommateurs à Guelma auront attendu la viande importée pour rien. On a passé le mois avec, pour beaucoup, une chorba sans viande. Reste l?arrière-goût donnant le haut-le-c?ur d?une démagogie pire que celle distillée au temps du parti unique. Pire, car là au moins, dit-on, de viande, les Aswaks et les galeries étaient pleins à craquer. Certains bouchers à Guelma, questionnés à propos de la commercialisation de la viande importée, disent qu?ils ne sont pas d?accord pour aller la chercher au niveau de l?aéroport. Outre cela, la plupart, pour ne pas dire tous, n?ont pas de camion-frigo. Autre chose, en calculant le prix de revient, ils sont perdants dans l?affaire. En revanche, beaucoup sont favorables pour l?importation de bestiaux vivants qu?ils tueront au niveau de l?abattoir, ne serait-ce que pour les abats, partie de l?animal où ils font au moins un bénéfice, nous apprend-on. Certains consommateurs, désappointés, disent avec ironie qu?on n?a pas compris les gouvernants, ils parlent du Ramadhan 2005 ! D?après eux, selon ce que consomme chaque wilaya, on ramène autant de veaux et non des vaches maigres. Un autre boucher nous dira autre chose : « Celui qui pense que l?Algérie possède un petit cheptel se trompe, les troupeaux de moutons qui passent la frontière tunisienne peuvent à eux seuls nourrir le peuple algérien plusieurs Ramadhan de suite. Il faut aller du côté de Aïn Beïda, de Tébessa, Chréa et bien d?autres régions pour se rendre compte de l?importance du cheptel que nous possédons. »
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