Guelma - Revue de Presse


GUELMA

Anarchie dans le transport Est-ce parce que les responsables ne prennent pas le bus lors de leur déplacement en ville qu?ils n?ont pas une idée de ce qui se passe dans le transport urbain collectif ? Cela bien entendu en dehors du fait qu?ils doivent en être au courant d?une manière ou d?une autre par leurs propres canaux et en dehors du fait qu?il leur est loisible de constater la chose de visu. En tout cas, dans la ville de Guelma, il se passe d?horribles miracles ! D?abord, les bus circulent à leur aise, l?excès de vitesse en agglomération est monnaie courante. Certains chauffeurs font même le rallye, effectuant des dépassements dangereux dans des rues populeuses ; d?autres ne respectent même pas la ligne qui leur est assignée. C?est à qui dépasserait l?autre en vue de prendre le plus de voyageurs. La vitesse en milieu urbain est telle que même les dos d?âne ne servent plus à rien, car ils n?empêchent aucunement les chauffards de les enjamber à vive allure. Certains bus, des tacots, roulent à fond de train, soulevant des nuages de poussière et bien entendu les conséquences sont désastreuses. Le vendeur de marchandise à côté en prend plein le visage, ainsi que sa marchandise, qui en est saupoudrée à qui mieux mieux, puisqu?elle est vendue à l?air libre, n?étant pas couverte. Certains bus passent à côté de vous, la musique à fond et quelle musique ! Aussi certains les appellent les « malahi » (cabarets) ambulants. Mieux, d?aucuns les qualifient de dangers ambulants. Vrai, il serait fastidieux d?énumérer le nombre d?accidents dont ils ont été la cause. Le dernier en date remonte à quelques jours. Un gosse, Mohamed-Amine, 11 ans, en a fait les frais à sa sortie de l?école Bounab dans la cité Aïn Defla. Après avoir écrabouillé l?enfant, le chauffeur s?est enfui, abandonnant l?enfant barbotant dans une mare de sang. Trois jours après, le jeune Mohamed-Amine, garçon unique, décédera au CHU de Annaba. Le chauffeur a été écroué, attendant le procès. Mais beaucoup de bus, pas tous bien sûr, continuent leur funeste sarabande.
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