Algérie - Revue de Presse


Fumer tue



Dès la démission du général Lamari entérinée par le Président légal et les agences de presse officielles, un murmure a parcouru les villes et campagnes du pays : pourquoi est-il parti, alors qu?on s?était finalement résolus à ce qu?il nous accompagne jusqu?à la fin du monde ? Pourquoi si tard ? Pourquoi si tôt ? Ce changement majeur à la tête de l?état-major a été présenté comme un tournant historique, annonciateur d?une nouvelle ère. Est-ce pourtant vrai ? Rien ne permet de le dire d?autant que le nouveau chef d?état-major ressemble beaucoup à son prédécesseur ; il a le même grade et globalement le même âge, il a les mêmes moustaches et les mêmes lunettes qui cachent un ?il qui fait peur aux enfants et possède ce même ventre bedonnant des officiers supérieurs qui mangent bien en dehors du mess. Pour les adversaires de Mohamed Lamari, qui trouvent que ce personnage a trop duré à la tête d?une institution trop dure, c?est un pas. Vers quoi ? Personne ne le sait vraiment. Pour ceux qui sont installés dans la neutralité critique, le fait de changer les hommes est un signe de bonne gestion et si les nominations/démissions se font effectivement à la Présidence, c?est aussi un bon signe, celui d?un lent retour vers un système civil, si tant est que l?Algérie ait déjà connu ce type de système. Restent les admirateurs du général Lamari, qui ne peuvent que lui souhaiter d?arrêter de fumer, la logique du étant partie avec le poste. Pour son successeur, c?est une nouvelle donne. Dès la nomination du général Ahmed Gaïd Salah, plusieurs actes terroristes ont été signalés. Lui qui pensait se retrouver à la tête d?une machine de guerre sans guerre se retrouve propulsé dans l?actualité de la mort. En tant qu?ex-responsable des forces terrestres, il sait ce que c?est. Mais à la tête de l?Armée, s?il ne fume pas, il devrait bientôt commencer.




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