Tlemcen - A la une

WAT : Maazouzi «On a prouvé que notre élimination en coupe n'était qu'un accident de parcours»



WAT : Maazouzi «On a prouvé que notre élimination en coupe n'était qu'un accident de parcours»
Djemilli : «J'ai fini par péter les plombs»
Votre sentiment après la large victoire (4-2) face au CSC '
C'est une preuve que nous ne sommes nullement mauvais, et que notre élimination à domicile face au CSC en coupe d'Algérie n'était qu'un accident de parcours. C'est toujours plaisant de gagner, mais c'est encore plus beau de remporter une large victoire.
Mais vous avez trouvé beaucoup de difficultés à entamer la partie, non '
Effectivement, car nous avons démarré cette rencontre avec une grande détermination à prendre notre revanche contre le CSC. Cela nous a peut-être un peu perturbés avant que le coach nous donne de précieux conseils à la pause, qui nous ont vraiment aidés à montrer un meilleur visage en seconde période.
On a vu aussi beaucoup de nervosité sur le terrain, au point de vous accrocher verbalement avec votre coéquipier Tiza'
Ce n'est pas grave, car Tiza est comme mon frère et sait que je suis assez exigeant sur le terrain. Je me suis peut-être un peu emporté, mais mon rôle est aussi de secouer mes coéquipiers. C'est pour cela que j'ai plus tendance à me comporter de la sorte.
C'était donc plus de la rage de vaincre qu'autre chose'
Absolument, car j'ai un tempérament de gagneur. Je ne veux pas encaisser des buts ou perdre des matchs, en tenant toujours à voir l'ensemble de mes camarades se donner à fond sur le terrain pour l'unique intérêt de l'équipe.
Vous avez sorti le grand jeu à la fin de la première période, mais aussi en début de la seconde, évitant à votre équipe de ne pas sombrer'
Je n'ai fait que mon devoir, car si le coach m'a aligné comme titulaire, c'est pour réussir ce genre de parades. Dieu merci, j'ai évité que le CSC ne prenne l'avantage, dans un moment crucial, avant que mes coéquipiers ne réussissent à marquer pas moins de trois buts en seconde période. Remportant ainsi une victoire totalement méritée au final.
Mais vous avez encaissé deux buts malgré tout, ce qui est forcément rageant, n'est-ce pas '
Je n'ai pas grand-chose à me reprocher sur les deux buts encaissés, car le premier était sur un tir dévié par mon coéquipier, alors que le second à la suite d'un penalty. C'est pour cela que j'estime avoir tenu convenablement mon rôle.
Parlez-nous maintenant de votre volonté de transformer le penalty accordé au WAT en seconde période '
C'est une promesse faite aux supporters, depuis le match de coupe face à Debdaba, où j'avais refusé ce jour-là de tirer le penalty par respect à cette modeste formation. Mais aujourd'hui, (Ndlr samedi) j'ai bien voulu répondre favorablement à la demande du public, en ayant l'accord de mes coéquipiers pour le tirer. Sauf que Belgheri m'a demandé de laisser l'occasion à André d'aggraver son compteur buts. Ce n'est pas trop grave, car il mérite vraiment de remporter le titre de meilleur buteur cette saison.
Une fois encore, le public n'a pas cessé de scander votre nom. Une belle preuve de reconnaissance pour votre première saison au WAT, non '
Cela me fait vraiment chaud au c'ur à chaque fois que je joue devant le public tlemcénien, qui me donne vraiment envie de me surpasser, pour permettre au WAT de remporter toujours des succès. Sincèrement, j'ai beaucoup d'admiration pour les supporters widadis, qui m'ont très bien accueilli dès mes premiers jours à Tlemcen.
Quel est désormais l'objectif à six journées de la fin du championnat '
Mathématiquement, il reste dix-huit points à récolter et nous devons non seulement remporter tous nos matchs à domicile, mais aussi empocher quelques points à l'extérieur afin de finir la saison dans le top 5 et décrocher pourquoi pas un billet pour disputer une compétition étrangère la saison prochaine.
Auteur d'un vilain geste envers le public
Djemilli : «J'ai fini par péter les plombs»
Comme c'est devenu une habitude à Tlemcen, une frange du public n'hésite jamais à prendre le portier Houari Djemilli comme cible, après le moindre revers du WAT. Laissé sur le banc de touche avant-hier, Djemilli a été une nouvelle fois victime d'un accueil hostile au moment d'aider Maazouzi à s'échauffer avant le match, au point de perdre son sang-froid et répondre d'un geste regrettable. «Trop, c'est trop, personne à ma place ne peut supporter un tel traitement. Certains individus ne rentrent au stade que pour m'insulter, au lieu de soutenir l'équipe et nous encourager à poursuivre notre bon parcours cette saison.»
«Je demande pardon aux vrais supporters du WAT»
«C'est vrai que je n'ai pas le droit de me comporter de la sorte, mais j'ai eu du mal à contrôler mes émotions, surtout que je n'étais même pas titulaire. Cependant, je demande pardon aux vrais supporters du WAT, car ce n'était nullement un geste volontaire pour les enfoncer. Mais c'était ma réponse, certes stupide, à ceux qui ont insulté ma mère.»
Personne n'a tenu à le défendre publiquement
Si on ne peut pas tolérer ce genre de comportements peu respectueux de la part du portier tlemcénien, on regrette néanmoins la réaction passive de ses coéquipiers et de tout son entourage. Personne n'a eu le courage d'aller demander à ses fouteurs de troubles de se calmer, en laissant Djemilli seul et sans le moindre soutien, au point même de l'abandonner à la fin du match sur le banc de touche seul et sans le moindre réconfort moral. Le football est un sport collectif, et c'est dans ce genre de moments qu'on voit le vrai esprit de famille dans un groupe.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)