Pour réussir en football, il faut respecter la philosophie du club et, donc, ne pas changer de direction. C'est dans cette perspective que le président du WAT, Abdelkrim Yahla, entend consentir ses efforts afin de permettre au club de conserver sa propre culture. Pour cela, il est fondamental d'analyser l'effectif, d'apprendre à connaître le comportement et la motivation de chacun, le potentiel de chaque joueur pour faire en sorte que tout son groupe s'adapte au système mis en place, et surtout à l'environnement du club. A cet effet, il faut reconnaître que les circonstances n'ont pas joué en faveur du président widadi. «J'ai eu la chance de présider auparavant ce club de 2005 à 2009 où j'avais, lors de ma première année, hérité d'une équipe décimée après le départ de pas moins de huit cadres. Lors de ma deuxième année, on a eu l'apport des Ghazali, Djalit, Abdelaoui, Yaâlaoui, Tiouli et Gaouaoui. Nous avions reconstruit une équipe complète qui a atteint la finale de la Coupe d'Algérie, perdue face à la JSMB.
Après une éclipse de deux ans, je reviens au club, et c'est le même scénario qui se reproduit avec le départ de la plupart des titulaires vers d'autres cieux. Résultat: nous avons souffert et frôlé la relégation, ce qui nous a contraint à prendre des mesures draconiennes, c'est-à-dire de se passer des joueurs ayant la fâcheuse mentalité de se contenter du maintien. Il nous a fallu changer l'effectif à hauteur de 90% avec des éléments n'ayant pas évolué en Ligue 1 mais qui avaient la volonté de réussir au plus haut niveau. Lors de l'exercice précédent, avec 14 nouveaux joueurs, dont la moyenne d'âge ne dépassait pas les 22 ans, nombreux étaient ceux qui ne donnaient pas cher des chances de notre équipe mais, avec la persévérance et le travail accompli par le staff technique sous la direction de l'entraîneur Amrani, le WAT a réussi un parcours honorable et ce, en dépit d'un début difficile en raison du manque d'automatismes et d'homogénéité. Nous aurions pu prétendre à une place au podium n'étaient-ce les conséquences de l'élimination en Coupe d'Algérie face au CSC, la pression et surtout le manque de moyens financiers», affirma Yahla Abdelkrim. Ce dernier nous a fait savoir que son club n'a bénéficié que d'un milliard 500 millions de centimes émanant de la wilaya et de l'APC, ce qui est insignifiant en comparaison avec les aides financières des autorités locales des autres wilayas. «400 millions de centimes de l'APC sont toujours bloqués parce que son président nous a demandé de lever le pied contre l'ESS, chose que j'ai catégoriquement refusée. J'ai les preuves de ce que j'avance sur cette affaire», précisa-t-il. A la veille de la nouvelle saison et pour constituer un nouveau groupe, le responsable tlemcénien et ses proches collaborateurs s'appuient sur une politique de recrutement de joueurs issus de divisions inférieures, tout en renouvelant leur confiance au coach Abelkader Amrani, considéré comme le technicien idéal chargé de veiller au bon fonctionnement de tous les rouages. «Il appartient aux joueurs de trouver en eux la motivation nécessaire pour donner le meilleur d'eux-mêmes et repousser sans cesse leurs limites, ce qui se répercutera positivement sur le rendement collectif et les résultats de l'équipe. On ne bâtit pas une équipe à coups de millions. De toute façon, on n'en a pas les moyens. Et le club ne cherche pas ça», avouera-t-il pour argumenter sa vision des choses. L'une des priorités du président widadi consiste à changer les mentalités afin de permettre au WAT de voir plus grand et retrouver la compétition internationale. Pour cela, le premier responsable du club a établi une feuille de route en mettant en place les mécanismes nécessaires pour une meilleure gestion technique de l'équipe tout en misant sur la stabilité. «Mon premier objectif, c'est de convaincre Amrani et de le mettre, lui et son staff, dans de meilleures conditions de travail. Je suis persuadé que la réussite du club passe par le maintien de Amrani à la barre technique», dira notre interlocuteur. A présent, l'heure est à la préparation de la nouvelle saison à Tlemcen, sur la base d'un bilan sans complaisance et en fonction des manques constatés ici et là. A cet effet, on vient d'apprendre que Saâdi (WR Djamal Ramdane) et Mira (SCMO) sont les premières nouvelles recrues, deux jeunes joueurs sur lesquels le président du WAT ne tarit pas d'éloges. D'autres joueurs répondant aux profils recherchés rejoindront bientôt le club des Zianides.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com