Un profond assainissement est attendu
Les supporters du club phare de la ville des «Zianides» et les férus de la balle ronde ne savent plus à quel saint se vouer pour essayer de comprendre la chute du Widad dont le maintien parmi l’élite relève presque du miracle. Sur la place publique, tout un chacun commente, à sa manière, les raisons de cette situation catastrophique du WAT qui ne mérite nullement ce sort et cette place de lanterne rouge.Pourtant, avant le début du championnat toutes les conditions financières et matérielles étaient réunies pour permettre au club de réaliser une bonne saison tant en championnat qu’en coupe. Le wali Tlemcen avait débloqué au profit du WAT 3 milliards de centimes plusieurs semaines avant le début de la compétition afin de permettre un bon recrutement et une préparation conséquente.
Mais, cette manne financière a eu l’effet contraire à cause de la mauvaise gestion et un recrutement en deçà des ambitions du club.
La série de mauvais résultats enregistrés à l’aller témoignent la limite technique et physique de certaines recrues. Malgré cela, la wilaya a continué à soutenir le club, financièrement pour permettre un éventuel redressement de l’équipe qui continuait de s’enfoncer davantage pour sombrer au bas du classement avec un capital-points qui ne reflète guère les moyens financiers consentis.
A l’aller, le WAT a bénéficié d’une enveloppe de 6,8 milliards de centimes et les joueurs ont, tous, perçu jusqu’à 60% de leurs primes de signature.
Toutefois, ni cette énorme enveloppe financière allouée par le wali de Tlemcen, ni la valse des entraîneurs encore moins le renforcement de l’équipe par des nouveaux joueurs durant le mercato n’ont pu redresser la situation.
Donc la crise du WAT est ailleurs et se situe exactement dans sa gestion et son encadrement et il est temps pour les autorités locales d’ouvrir une enquête pour situer la responsabilité de tout un chacun dans cette déroute.
Il est inadmissible qu’un club consomme 7 milliards de centimes durant uniquement la période de l’aller soit 8 déplacements en championnat, soit presque 1 milliard de centimes par déplacement et par match, et si au moins ces matchs avaient été remportés par le WAT.
Pourtant, les plus avertis ont soulevé le problème de la gestion à temps pour limiter les dégâts et mettre le club à l’abri du besoin financier en demandant la tenue d’une AG élective souveraine pour dégager un bureau et un président légitime qui sera tenu de rendre des comptes à cette AG qui l’a élue contrairement à l’actuel directoire qui n’a de comptes à rendre à personne.
En attendant des jours meilleurs, le grand club-phare de la ville des «Zianides» patauge au bas du tableau et tente de sauver la saison en jouant toutes ses cartes en coupe d’Algérie. Seule alternative pour calmer les passions des uns et des autres mais l’assainissement du club s’impose quelle que soit l’issue en championnat afin que le WAT, cette grande école, puisse repartir sur des bases saines.
B. Soufi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com