Tlemcen - Revue de Presse

WA Tlemcen



Seul le retour à la légalité peut sauver le Widad Les supporters du club phare des «Zianides» ont eu leur douche froide et leur dose d’adrénaline ce lundi, au stade «Trois Frères Zerga». Le Widad de Tlemcen, en s’inclinant face à l’USM Blida, à domicile, vient de compromettre définitivement ses chances de rester parmi l’élite et a un pas en division inférieure. Nul ne se doutait de cette déroute sauf ceux que les intérêts mesquins et personnels ont rendu aveugles au point où ils continuent de croire au miracle et à la baraka. Ce sont ceux-là, par leur cupidité et leur égoïsme, qui ont plongé le club dans cette spirale de la défaite. Ils doivent endosser l’entière responsabilité de cette situation sinon comment expliquer qu’une équipe dotée d’une enveloppe financière énorme, quelques 07 milliards de centimes, termine l’aller, lanterne rouge, avec 12 petits points? Soit, comme nous l’avons dit dans nos précédentes éditions, plus de 600 millions de centimes par point. Ce qui est inimaginable et impensable. Les joueurs ne sont nullement responsables de cette déroute et certains, d’entre eux, sont pétris de qualités techniques à l’image de Djalit, Daoud, Yâalaoui, Benmoussa, Tebbal Gaouaoui, pour ne citer que ceux-là. Il en est de même pour l’encadrement technique. Tous les spécialistes de la balle ronde sont unanimes à dire que la crise du WAT n’est pas d’ordre technique et matériel mais d’ordre environnemental. L’équipe dirigeante a échoué sur les tableaux à sa mission. Ainsi le directoire, nommé par le wali pour gérer le WAT, continue contre vents et marées, à adopter la politique de la fuite en avant et refuse de se conformer à la légalité en organisant une assemblée générale extraordinaire pour débattre des problèmes majeurs du club, élire un bureau directeur et adopter des mesures concrètes et urgentes pour sauver le club de la relégation. C’est là, la voie de la sagesse. Le retour à la légalité est l’unique salut pour le WAT pour permettre à la nouvelle équipe dirigeante et l’encadrement technique de dégager un programme d’urgence de sauvetage avec la contribution de tous les fans désintéressés du club. Mais, ce directoire refuse de jeter l’éponge malgré la situation catastrophique que traverse le Widad. Ils se disent à l’abri, maintenant, mais tôt ou tard, si l’équipe rétrograde, ils rendront des comptes devant une AG souveraine et en l’absence de tout protecteur. Pour M. Bettioui, ancien joueur du WAT et membre de l’AG : «Le staff dirigeant a failli totalement à sa mission tant sur le plan de la gestion que sur le plan de l’encadrement de l’équipe. Il existe actuellement une crise de confiance entre les joueurs et l’équipe dirigeante laquelle répond toujours absent dans les moments difficiles». L’ex président du WAT, M. Yahla Abdelkrim : «D’abord je me considère toujours comme président du WAT du fait que l’AG n’a pas encore entériné ma démission comme le stipule les textes régissant les associations sportives. Moi, je ne comprends pas l’attitude de la DJS qui refuse toujours d’organiser l’AG malgré plusieurs correspondances, car une équipe qui n’organise pas annuellement son AG doit être privée des subventions de l’Etat. On continue malheureusement de piétiner la loi et les textes. Pour revenir au club, je dirai qu’il est géré d’une manière anarchique et l’équipe dirigeante actuelle n’a montré, à ce jour, aucun dévouement aux joueurs, ce qui a provoqué une crise de confiance entre les joueurs et leurs dirigeants qui ne sont là que le jour du match alors qu’un match se prépare durant toute une semaine». En attendant les membres de l’AG s’activent pour organiser une assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais. B. Soufi
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