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Village Djemaa Sekhra : les habitants crient à la marginalisation Tlemcen : les autres articles



Le village n'est toujours pas raccordé au gaz de ville, l'alimentation en eau potable est assurée par les citernes tractées dont le prix ne cesse d'augmenter et les infrastructures de loisir pour les jeunes font cruellement défaut.
Les habitants de Djemaa Sekhra, l'un des plus anciens villages de la région, situé à environ 7 km au sud du chef-lieu de la commune, n'ont de cesse de dénoncer la marginalisation dont ils s'estiment victimes. Ils pensent que certains quartiers jouissent d'une attention particulière de la part des élus alors que leur village sombre complètement dans l'oubli. En effet, une petite promenade dans le village permet de constater à loisir le manque de considération à l'égard de Djemaâ Sekhra.
Les doléances émanant de citoyens de ce vieux village n'ont pas leur raison d'être en 2013. Elles s'articulent autour de la défaillance signalée en matière de l'alimentation en eau potable, du raccordement au gaz de ville, l'aménagement urbain, les moyens de communication et de loisir.
Le village n'est toujours pas raccordé au gaz de ville, l'alimentation en eau potable est assurée par des citernes tractées, dont le prix ne cesse d'augmenter et les infrastructures de loisir pour les jeunes font cruellement défaut' En somme, le village manque de tout. «Il est triste de voir que cette localité, qui a payé un lourd tribut durant la guerre de libération, souffre aujourd'hui le martyre», note un habitant. Mais ce qui inquiète le plus, c'est de voir les écoliers exposés continuellement au danger de la circulation.
Marasme culturel
La scène est visible tous les jours devant l'école primaire dont l'entrée principale donne directement sur la RN 99 : des petits groupes d'enfants marchent sur la chaussée. En fait, la RN 99 qui traverse tout le village n'a pas de trottoirs ! Il y a juste un rebord recouvert d'herbe. Mais au bout de quelques mètres, ce petit sentier rétrécit davantage et les bambins ont le choix d'emprunter soit le chemin situé sur la terre boueuse ou la route. Le choix est vite fait et traduit cette scène risquée à la sortie de cette école. «Faut-il attendre un accident pour que les responsables se manifestent '», s'interroge un parent d'élève. Et de souligner : «Si la plupart des automobilistes sont prudents, certains roulent vite malgré la présence d'enfants».
Dans un autre registre, les jeunes déplorent l'absence de toute structure dédiée aux loisirs. Effectivement, le hameau manque d'équipements publics. A l'exception d'un terrain de football partagé par plusieurs équipes, le café où s'organisent d'interminables parties de cartes demeure leur seul lieu de loisir. «Nous n'avons aucun espace culturel ou sportif pour occuper utilement notre temps libre», se désole un lycéen.
Et d'ajouter : «D'ailleurs, nous n'avons même pas Internet». En effet, à l'ère de la téléphonie mobile, les habitants du village de «Si Rachid» attendent toujours le téléphone fixe. Pour quelques pérégrinations via le net, les jeunes doivent se rendre en ville. C'est dire que le progrès n'est pas encore perceptible à Djemaa Sekhra.
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