Tlemcen - A la une

Une ville, une histoire Voix de femmes



Une ville, une histoire                                    Voix de femmes
Musique - A Tlemcen, au début du siècle dernier, la musique était dirigée par de grands maîtres qui ne jouaient que de l'andalou dans les mariages et les fêtes familiales.
La plupart des talents en matière musicale sont souvent découverts par hasard.
c'est le cas de Mouloudji à Paris, de Joselito en Espagne et de Skandrani en Algérie.
Le maître du piano qui, à ses heures perdues, jouait parfaitement de cet instrument a vite été pris en charge par son oncle qui sentait un véritable don chez l'enfant.
A Tlemcen, au début du siècle dernier, la musique était dirigée par de grands maîtres qui ne jouaient que de l'andalou dans les mariages et les fêtes familiales.
La seule et unique industrie en ce temps-là, était le tissage de la laine.
Un métier par essence, réservé aux femmes et aux jeunes filles pour la bonne et simple raison qu'il existe en ville de nombreux ateliers de tisserands.
Pour laver cette laine, les Tlemcéniennes n'avaient d'autres ressources que les nombreux petits ruisseaux qui coulaient aux abords de leur cité.
Pour se donner du c'ur à l'ouvrage, elles travaillaient en petit groupe et chantaient en ch'ur la bravoure des anciens, le malheur des orphelins et les épopées courageuses des chevaliers des temps anciens.
Ce mode sera appelé el-haoufi et sera adopté bientôt à travers le pays et principalement dans les centres urbains comme Alger, Constantine, Blida, Mostaganem, Cherchell et même Annaba.
C'est peut-être au niveau des fameuses cascades d'El-Ourit, à quelques kilomètres de Tlemcen, que les meilleures ouvrières se donnaient rendez-vous.
Et c'est surtout là, que des voix exceptionnelles seront remarquées et révélées plus tard au public.
Il s'agit éventuellement de deux femmes exceptionnelles dont la voix a charmé et continue encore de charmer des centaines de milliers d'Algériens.
Cheikha Tatma et Meriem Fekkaï.
Avec le temps le haoufi sera considéré comme un véritable prélude musical «istikhbar».
Aujourd'hui, il tend à disparaître selon les musicologues qui précisent qu'il a été exécuté pour la dernière fois par Cheikh Larbi Bensari au Caire en 1932 à l'occasion du congrès arabe de la musique.
Comme la vie est curieuse : le haoufi est né au bord d'un ruisseau et il rendra l'âme au pays des pharaons.
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