L'Agence de développement social, ADS est, depuis quelque temps, sans directeur général. C'est le conseiller de la ministre de la Solidarité nationale, un ex- DAS, en retraite, qui est chargé d'en assurer les affaires, ce qui limite considérablement les attributs et les prérogatives de ce dernier dans la gestion de cette agence névralgique. Pourtant, cette institution qui avait été placée sous l'autorité directe du chef du gouvernement, à sa création conjointement avec la Banque mondiale, étant donné son importance et ses attributions, vit depuis quelque temps au rythme de l'humeur et des clivages des responsables. Une situation qui n'a pas manqué d'altérer, considérablement, les nobles missions qui lui sont assignées, malgré une persévérance des éléments opérationnels sur le terrain. En plus de l'incompétence et de la pléthore du personnel qui gangrène l'agence depuis ces dernières années, l'Agence de développement social a besoin d'un plan de sauvetage ou de refonte globale. Les données socio-économiques qui ont prévalu à sa création en 1996, ne sont plus d'actualité, eu égard aux profondes mutations socioculturelles, politiques et économiques subies par la société algérienne, depuis.Au cours d'une émission matinale à Canal Algérie, le conseiller de la ministre de la Solidarité nationale et chargé de la gestion des affaires de l'agence de développement social, l'ADS, Djamel Rahim est revenu sur les tâches de l'ADS et les missions des cellules de proximité CPS. Au passage, le chargé des affaires de l'ADS a abordé la question des zones d'ombre, s'étalant sur les activités et les prévisions. Il confiera, à ce sujet, qu'un «programme de développement du monde rural, afin de le rendre attractif, est en cours». Il s'agit, en fait, de lancer, d'ici la fin de l'année, des programmes prévisionnels liés à l'activité classique de l'agence. «On va lancer 431 projets, dans le cadre du développement communautaire Dév Com et 460 projets de travaux d'utilité publique à haute intensité de main-d'oeuvre TUP à Himo», notera-t-il. Selon les informations fournies par la ministre de la Solidarité nationale, il n'existe aucun programme «spécial zones d'ombre», qui reste du ressort exclusif du chef de l'Etat et de son conseiller qui en a la charge. Afin de ne pas s'emmêler les pinceaux, il serait judicieux de lancer une réflexion globale sur un nouveau redéploiement de l'agence, avec une actualisation de ses programmes et de ses missions. Dans le cadre du projet de société lancé par le président de la République, à travers le programme de «l'Algérie nouvelle», les responsables du secteur, fer de lance de la politique sociale, pourraient convier les compétences de la Solidarité nationale et les spécialistes du développement social - le secteur en regorge- à faire part de leurs visions futures et de leurs propositions, afin d'amorcer une mue salvatrice pour le secteur et le pays. Une contribution qui pourrait conforter les objectifs socio-économiques du programme présidentiel, d'autant que les hautes sphères de décisions ont déjà mis en branle les premières mesures pratiques de la suppression progressive des subventions. Des alternatives doivent être formulées dans ce cadre, loin des généralités et des égarements institutionnels. Relevant du secteur de la Solidarité nationale, cette Institution nationale à caractère spécifique qui dispose d'un portefeuille de programmes importants, joue un rôle prépondérant dans la sphère sociale, en direction des démunis, des poches de pauvreté et des territoires déshérités. C'est là le jargon usuel de ces entités versées dans le travail de proximité sociale, sur la base d'une approche méthodologique scientifique. Bien que ses opérations ne soient pas aussi spectaculaires que celles de l'Angem ou des sorties ministérielles abordant les thèmes d'actualité, dont les zones d'ombre et la femme rurale, l'impact de ses actions sur le terrain reste indélébile et très positif. Disposant d'un portefeuille de programmes et de dispositifs très importants, l'ADS a lancé depuis sa création, des centaines de milliers d'études en tous genres. Malheureusement, aucune stratégie digne de ce nom n'a été mise en branle pour l'exploitation de ce potentiel scientifique, dans le domaine du social. Jusqu'en 2014, des opérations avaient été amorcées dans le cadre des actions de proximité, mais avaient fini par être bloquées, du temps de la «Issaba». En 2013, une étude avait été lancée dans la commune de Sidi El Djillali, dans la wilaya de Tlemcen, autour du thème de la femme rurale, sans compter un plan Marshall de soutien en direction de plusieurs wilayas frontalières, dans le cadre de la combinaison des dispositifs de l'ADS et de ceux de l'Angem.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed OUANEZAR
Source : www.lexpressiondz.com