Tlemcen - A la une

Une commission à pied d''uvre à Tlemcen



Suite à plusieurs requêtes adressées au ministre de l'Agriculture et du Développement rural par les agriculteurs de la wilaya de Tlemcen faisant état de la mauvaise qualité des semences des céréales qui leur ont été livrées au cours de la campagne labours-semailles de cette année, une commission d'enquête technique est à pied d'?uvre, cette semaine, pour mesurer la teneur de ces affirmations et effectuer les analyses nécessaires pour les vérifier.Selon les fellahs, «les semences, notamment celles de blé dur et tendre, ne répondent pas aux normes scientifiques requises et sont de très mauvaise qualité, pour ne pas dire avariées.
Elles ne peuvent donner donc que de très faibles rendements». Ils affirment aussi que «cette réalité est vérifiable de visu sur les champs agricoles, où malgré la forte pluviosité qu'a connue la région ces derniers mois, rien n'a poussé.
Or, une semence qui ne pousse pas veut dire tout simplement qu'elle est avariée ou morte, comme on dit dans le langage des fellahs». La direction des services agricoles (DSA) de la wilaya de Tlemcen, de son côté, oppose un ferme démenti et considère ces allégations «non fondées et dénuées de tout sens de la réalité»,
car selon ses cadres, «les semences sont soumises au préalable à des contrôles rigoureux et autres analyses avant leur certification par le ministère de l'Agriculture». Nullement convaincus par la version des responsables de la DSA, les fellahs persistent et maintiennent leurs accusations. Ils ont décidé de saisir le ministre de l'Agriculture en vue de lui demander de dépêcher une commission d'enquête pour vérifier la véracité de leur constat. Ils poussent plus loin leurs accusations :
«Une filière des semences s'est constituée en véritable lobby qui introduit en Algérie une semence de très mauvaise qualité, achetée à très bas prix sur les marchés internationaux.
Du temps du monopole de l'Etat sur ce produit, les semences étaient de très bonne qualité et s'adaptaient au sol et au climat du pays». En attendant, les techniciens du ministère font des prélèvements sur les champs agricoles pour effectuer des analyses, seules à confirmer ou infirmer les affirmations des agriculteurs.
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