
'J'ai reçu un courrier de la banque dix ans après la vente aux enchères de mes biens. Il me prévient de la mise aux enchères de mes biens seulement le 16 novembre dernier', s'insurge M. Abdelhafid Benmaâmar. Muni de plusieurs documents, cet investisseur est venu à la rédaction de Liberté pour dénoncer le système de la bureaucratie algérienne. 'Ils m'ont exilé de mon pays', se plaint-il. Et d'ajouter : 'Je suis l'un des rares investisseurs à posséder tous les documents conformes à la loi. Je dispose de 7 arrêtés de la wilaya, de 7 décisions d'institutions publiques, d'un agrément de l'Apsi, de 4 agréments ministériels, de 2 certificats de conformité et de 2 décisions du conseil d'état'. De quoi s'agit-il ' L'affaire remonte à 1995, lorsque l'investisseur avait obtenu l'autorisation de construire le motel Mansourah à Tlemcen et une station-service, autorisation délivrée par le wali de l'époque. Les problèmes avaient commencé, selon M. Benmaâmar, lorsque les travaux de réalisation du motel avaient atteint 70% et ceux de la station-service 100%. 'Le nouveau wali refuse alors de me délivrer un arrêté d'exploitation, du motel et de la station, prétextant que le terrain est un ancien cimetière chrétien. Tout cela alors que je détenais tous les actes, ce qui m'a conduit à m'engager dans une bataille juridique pendant 15 ans'.
Tout en précisant qu en 2003, deux banques, mes principaux créanciers, ont mis le motel en vente sans me prévenir. Je l'ai appris par la presse'. Ce n'est qu'après la vente du motel en 2010 à 5 milliards de centimes que l'investisseur a reçu, selon lui, un 'dédommagement' de 200 000 dinars, soit 20 millions de centimes. 'Un montant modique que j'ai donné à une association de lutte contre le cancer', précise M. Benmaâmar qui, indique-t-il, continue de se battre pour sauver ce qui peut l'être, empêcher la vente de la station-service.
H. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com