
Tahi Kerroum a été remarqué dès son jeune âge, non seulement pour son gabarit, mais pour son engouement pour le sport, il débuta à l'âge de 14 ans comme cadet au MCS hand puis termina toutes les catégories.A 70 ans, Kerroum Tahi se rappelle de toute sa jeunesse, il était plein de fougue et de vivacité : «On avait comme entraineur Merea et Carafand, président véritable mécène de la petite balle, c'est grâce à eux que le handball a évolué et a connu ses moments de gloire avec les Soufi, Boukhobza Ambert, Zitouni Hmida, Bentaher et bien d'autres».Remarqué par ses talents de footballeur alors qu'il jouait dans un terrain vague, il a été repéré par un de ses amis et fut vite recruté dans la catégorie junior. «J'ai joué mon premier match officiel en 1960 comme junior contre le WATlemcen et nous nous sommes imposés par 4 buts à zéro.Comme le MCS possédait à l'époque les équipes de handball et de football, je pratiquais les deux sports en même temps. Amara Said, l'entraineur me prenait pendant la seconde mi-temps pour que je puisse me reposer et jouer le match de football», et d'ajouter : «Mon poste de prédilection au football, c'est le poste d'arrière central, j'avais les qualités physiques, mentales et même techniques, mon jeu consistait à perturber le jeu d'attaque de l'équipe adverse.Il m'arrivait de parfois d'être désigné par Amara pour surveiller les dangereux attaquants Mon premier match contre le CRB, ma tâche était de marquer Kalem, j'ai accompli cette besogne avec un sérieux et une certaine obstination si bien qu'à la fin de la rencontre, Kalem m'a dit : «yakhi colla», même chose avec Saadi du NAHD».Questionné sur les footballeurs qui l'ont marqué, il dira : «Celui qui m'a beaucoup impressionné par son fair-play, c'est Reguieg AEK (Pons) quand je tombais lors des duels, il me relevait, je n'oublierai jamais cela, parmi mes coéquipiers il y avait Mokri «tête d'or», Boufeldja, le bourreau du MCO, Tlemcani, le véritable artiste. Et de terminer : «Je déplore que la relève n'a pas été assurée. Il faut faire confiance aux anciens joueurs de foot, je suis fier d'avoir endossé le maillot du Mouloudia (foot et hand), on jouait pour l'amour du club sans un centime pour le handball et 2000 ou 1000 DA pour le football, les grands clubs ne meurent jamais».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sid Ahmed
Source : www.elwatan.com