Le président de la confédération générale du patronat (CGP), Belhadj Maamar, dénonce la lenteur au niveau du contrôle financier de la wilaya. «Une centaine d'entreprises du BTP, adhérents à notre confédération, ayant des contrats avec la direction des équipements publics sur un programme d'urgence (éducation, santé, etc...) attendent les visas des dossiers des projets réceptionnés, depuis plus d'une année».Ce qui, selon la même source, se répercute négativement sur le délai contractuel, notamment le retard excessif des chantiers en réalisation. «Le cheminement du paiement des entreprises est très lent», explique M. Belhadj tout en précisant qu'une lettre a été transmise au ministre des Finances pour déplorer le «blocage remarquable des contrôleurs financiers à l'échelle nationale et la lenteur des visas des dossiers des projets réceptionnés, depuis plus d'une année, une situation embarrassante en matière des charges (salaires des travailleurs, impôts, Cnas, Casnos, Cacobatph...)».
Dans la même correspondance, la confédération demande la révision du taux de l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) -IRG (CNL) ainsi que le double impôt sur la promotion immobilière.
Un chef d'entreprise, qui dit puiser dans ses économies pour payer ses employés et toutes les charges, confie, amer : «Quand un projet enregistre du retard, c'est l'entreprise qu'on désigne du doigt, elle se fait même sermonner en public. Ce n'est pas juste, il faut le dire sans crainte, l'Etat est souvent mauvais payeur !» Notre interlocuteur affirme : «Nous avons informé le wali sur nos déboires et nous souhaitons son intervention rapide pour le déblocage de cette situation pénible».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com