Chahrazed est l'une de ces jeunes chômeuses qui ont cru aux nombreux dispositifs de lutte contre le chômage, mis en place par l'état. Intéressée par l'élevage de la volaille, elle sollicite la caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) et nourrit l'espoir de lancer un projet d'élevage de poules pondeuses à Aïn Defla (commune de Chetouane).
Selon ses documents, l'accord bancaire lui a été octroyé par la banque BADR en 2008 et un montant de 1.589.264.00 (première tranche du prêt) lui a été versé le 20 octobre 2008. Elle a déjà acheté la première batterie, pour une valeur totale de 85 millions de centimes, avec la perspective d'acquérir une deuxième batterie et de créer de nombreux emplois à titre permanent. L'éleveuse pensait pouvoir enfin voir son rêve se réaliser, mais les déboires avec cette institution financière commencent au moment où cette dernière sollicitait la deuxième tranche du prêt, pour achever son projet. Elle ne l'obtiendra qu'après 2 longues années d'attente, plus précisément, le 19 septembre 2010, ce qui a hypothéqué les chances de concrétisation de son projet d'élevage de la volaille.
AUJOURD'HUI, SON PROJET BUTE SUR LA DIFFICULTE DE REMBOURSEMENT DE SON CREDIT A LA BADR, ET ELLE DENONCE, L'IMPLACABLE MACHINE BUREAUCRATIQUE POUR FAIRE DEMARRER SON ENTREPRISE. « CELA A ETE UN VERITABLE PARCOURS DU COMBATTANT POUR L'ENCAISSEMENT DE LA DEUXIEME TRANCHE DU PRET, ET MALGRE MES FRAIS PERSONNELS, JE SUIS AUJOURD'HUI DANS L'IMPOSSIBILITE DE FINALISER CE PROJET QUI A TROP DURE. JE ME SUIS RETROUVEE ABANDONNEE A MI-CHEMIN PAR LA BANQUE, QUI M'A FAIT PERDRE BEAUCOUP DE TEMPS », DEPLORE CHAHRAZED. ET D'AJOUTER : « JE SUIS DECOURAGEE ET DE PLUS EN PLUS ANGOISSEE. CELA FAIT 4 ANS QUE J'AI LOUE DES HANGARS, J'AI ACHETE UNE BATTERIE POUR L'ELEVAGE DES POULES PONDEUSES, MAIS LES LENTEURS DE LA BADR ONT AVORTE MON PROJET. AUJOURD'HUI, JE NE PEUX PAS RESPECTER L'ECHEANCIER DE REMBOURSEMENT DE LA DETTE BANCAIRE, ET FAIRE FACE AUX CHARGES LIEES A CET INVESTISSEMENT QUI N'A PAS VU LE JOUR ». OPTIMISTE AU DEBUT, LA JEUNE EST DEVENUE AU FIL DES MOIS PESSIMISTE. ELLE COMPTE, AUJOURD'HUI, ABANDONNER SON PROJET. ELLE VIT CETTE SITUATION MALGRE LES MULTIPLES APPELS DE DETRESSE ADRESSES JUSQU'A CE JOUR AUX RESPONSABLES DE CETTE BANQUE. IL FAUT SOULIGNER, DANS CE CADRE, QUE DE NOMBREUX JEUNES INVESTISSEURS FONT FACE A DIVERSES ENTRAVES DANS L'ACCOMPLISSEMENT DU PROCESSUS DE CREATION DE LEURS ENTREPRISES ET LA CONCRETISATION DE LEURS PROJETS, DANS LE CADRE DES DISPOSITIFS ETATIQUES POUR LA RESORPTION DU CHOMAGE ET LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR ECONOMIQUE. ENTRE LES OBSTACLES ADMINISTRATIFS ET CEUX LIES AU FONCIER, ET AUX FINANCES, ET AUTRES CASSE-TETES EN TOUS GENRES, LE CHEMIN EST LONG ET DIFFICILE.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com