Tlemcen - Revue de Presse

Tlemcen, un musée à ciel ouvert



Tlemcen, un musée à ciel ouvert 2ème partie L’antique passé historique de la ville, fait de Tlemcen le centre le plus riche du pays en terme de patrimoine historique et culturel. Un tel passé rend compte de l’évolution postérieure bien attestée à la fois, par Siga, située sur la rive gauche et Pomaria, l’origine même d’Agadir et Tlemcen. En effet, Pomaria est matérialisée par deux stèles votives datant l’une de Sévère Alexandre (208-235), l’autre des Gordien (238-244) mentionnant tous les deux les chefs de la garnison romaines de Pomaria, la ville des jardins, sise au faubourg d’Agadir et reliée à la côte par deux voies, l’une par Albulée (Aïn Témouchent) pour aboutir aux deux portus-duvini, les futurs portes d’Oran et Mers El-Kébir. La seconde par Siga, ancienne capitale du Roi Berbère Syphax (mort en 202 av.JC), non loin de l’embouchure de l’Oued Tafna sur un mamelon dénommé Takembrit. L’urbanisation de Tlemcen est laborieuse. Trois des plus illustres dynasties du Maghreb ont contribué à l’affirmation de la cité, compte tenu du rôle géo-statégique et politique joué par cette ville. C’est aux fondateurs de Fès, les Idrissides, que l’on doit la construction de la mosquée, celle d’Agadir en 790, probablement le premier édifice religieux localement. De cette plus vieille mosquée, on ne conserve plus depuis 1845 que le minaret édifié postérieurement par le fondateur de la dynastie à laquelle Tlemcen doit sa prospérité et sa promotion au rang de capitale du Maghreb central Yaghmoracen, le fondateur de la dynastie Abdelwadite. Très vite, la nouvelle capitale s’est imposée grâce à la stature et l’envergure de son premier souverain puis le mécénat de ses successeurs en parant leur illustre capitale de nombreux monuments, symbole de l’art arabo-maghrébin à partir de la mosquée Almoravide demeurant à jamais le centre de gravité de toute la ville. Alors qu’à son tour la proche banlieue d’El Abbad est constituée d’un somptueux complexe aménagé autour du mausolée du mystique Sidi Boumediène (1126-1197) et comprenant outre la mosquée Eponyme, la Medersa où enseigna l’histoire Ibn Khaldoun. Aussi la banlieue renferme d’abondantes traces et vestiges du passé Islamique dont les ruines d’Agadir, de Mansourah, la mosquée de Sidi El Haloui, le mausolée de Sidi Snouci, El Méchouar et tant d’autres vestiges ayant échappé à l’insouciance des hommes et l’usure du temps. Indépendamment de la Tachfinya, la mosquée université qui n’a pu survivre à l’avènement de la 3e République Française, à la suite de sa destruction en 1873 sous le fallacieux prétexte d’aménagement de la place de la mairie. L’urbanisation ancienne de Nédroma rappelle un peu celle de Tlemcen à travers la grande mosquée datant de l’époque Almoravide (fin du 11e siècle) contemporaine de celles d’Alger et de Tlemcen, le minaret construit en 1348 sous les Zianides de Tlemcen. Sur le littoral, l’ancien port de Honaïne rappelle à partir de ses remparts imposants, l’intense activité médiévale tandis que les récents champs de fouilles lèvent le voile sur la richesse de la population urbaine d’alors. Honaïne fut une cité berbère très florissante et sous la dynastie des Zianides (13e-16e siècle) devint le port de Tlemcen, son trafic se déroulait essentiellement avec le port andalou d’Alméria, les caravanes parties du Soudan et même d’Afrique noire transportant entre autres l’or de la Guinée, y aboutissaient après avoir traversé Sedjelmassa dans la tafilalet (la route de l’or qui a assuré le prestige de la dynastie Zianide).   B. Soufi A suivre...
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