Tlemcen - Revue de Presse

Tlemcen Prolifération des commerces illicites



La prolifération des cités autour de lacapitale des Zianides et jusqu'aux confins des communes limitrophes (Chetouaneet Mansourah) du Grand-Tlemcen, a favorisé l'apparition d'un certain nombre decommerces de proximité, tenus non pas par de vrais commerçants, entendez desgens du métier, mais par des citoyens qui, souvent, exploitent le garagefaisant partie de leur villa ou de leur logement pour en faire une épicerie,une crémerie ou une pâtisserie.Ce type de commerce engendré parl'extension urbaine et l'augmentation de la densité des populations laborieusesen milieu urbain, ne ressemble en rien aux commerces établis au centre-ville oudans des zones commerciales. D'abord, parce qu'il est tout bonnement géré enfonction des besoins. Ensuite, dans quelques épiceries, crémeries oupâtisseries, l'hygiène laisse encore à désirer avec tous les risques que celacomporte. Ce n'est pas faire injure à tous ceux qui s'adonnent à ce genre depetits commerces en soulevant cette question, car il y en a qui sont méticuleuxet propres, mais comment se taire lorsque les insanités vous assaillent detoutes parts dans certains lieux régis par la bonne vieille règle du «on sedépanne comme on peut», et supposés obéir aux stricts critères des règleshygiéniques.Concernant le pain, cet aliment de base, iln'est pas rare de voir des étalages placés en plein air ou même des corbeillesposées à même le sol à la merci de la poussière et des microbes. Et comme cepain est mis en libre-service, on n'imagine pas le nombre de mains sales qui letâtent pour choisir ce qui sera acheté. Parfois même, ce pain est carrémentplacé dans des cageots.Le lait, qui constitue également le premieret l'unique aliment de l'homme pendant sa première étape de croissance, esttrès souvent «maltraité». En effet, en plus des conditions inadéquatesd'hygiène et autres de vente du lait cru dues à la méconnaissance des normesélémentaires, s'ajoute la vétusté des équipements frigorifiques. Ainsi, lesproduits laitiers sont carrément exposés au soleil, la vente du lait dépassantsouvent la date limite. Or, ces dernières décennies, le lait et ses dérivés ontvu leur place augmenter sensiblement dans les habitudes de consommation del'Algérien. L'élévation du niveau de vie, la scolarisation, l'explosiondémographique, la vulgarisation des connaissances nutritionnelles et lapolitique des prix sont quelques-uns des facteurs qui ont contribué audéveloppement rapide de la consommation de ces produits. Les services d'hygiènedevraient faire face, avec plus de rigueur, à ces pratiques qui n'ont toujourspas disparu chez nos commerçants.
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