Le nouveau projet de loi sur la profession
d'avocat sera, samedi 16 octobre 2010 au parc de Lalla Setti à Tlemcen, au
centre des débats d'une journée d'études.
Cette rencontre initiée par le barreau près
la Cour de Tlemcen réunira les membres des bâtonnats de Annaba, Constantine,
Batna, Alger, Médéa, Mostaganem, Blida, Tizi-Ouzou, Sidi Bel-Abbès, Mascara,
Oran et Tlemcen, ainsi que des députés et sénateurs.
Dans une déclaration à notre journal, M. Seffahi Mohamed,
président du bâtonnat de Tlemcen, a souligné que la tenue de cette rencontre
permettra notamment d'enrichir le débat sur le projet de loi qui est inscrit à
l'ordre du jour de l'Assemblée populaire nationale (APN). «Les membres des
bâtonnats des différentes wilayas invitées aborderont plusieurs thèmes se
rapportant notamment aux nouveautés apportées par ce projet. Ils traiteront en
outre, de la question de la formation, de la qualification et de la
modernisation de la profession, ainsi que de la couverture sociale et des
charges fiscales», a expliqué maître Seffahi Mohamed, en rappelant que «les
avocats constituent le véritable fer de lance de la société civile, toutes les
potentialités du pays doivent agir en vue de l'élargissement du domaine
d'intervention de l'avocat, et la révision de la loi 90/04 doit comprendre des
mesures d'encouragement permettant aux jeunes avocats d'accéder à une meilleure
formation et d'avoir de plus grandes opportunités pour améliorer leur situation
professionnelle. L'Etat de droit ne se consacre pas par une défense de droit
qui s'oppose à tout dépassement quel qu'il soit, surtout que l'échantillon de
bonne foi de l'Etat est d'avoir séparé la justice administrative de celle de
droit commun». Pour sa part, maître Barkat Mustapha, a indiqué que l'un des
objectifs de cette journée est de «sensibiliser le mouvement associatif sur
l'importance de cette loi ainsi que ses conséquences pour l'édification de
l'Etat de droit sur la base que la loi garantit au citoyen les devoirs pour se
sentir en sécurité, laquelle est la base fondamentale de la citoyenneté. Par
ailleurs, nous appartenons à une profession libérale qui assure un service
public. Donc l'autorité doit assurer la formation des avocats au même titre que
celle des magistrats. Pour la simple raison que le magistrat est le gardien des
droits, mais l'avocat, il les défend et le tout découle d'une philosophie d'une
justice légale et qui ne peut être qu'avec une défense forte et bien formée». A
noter qu'un accord de partenariat a été signé au cours de la semaine dernière
entre l'ordre des avocats près les cours d'appel de Tlemcen et Montpellier
(France).
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com