Une pandémie depuis le mois de mars, un confinement qui va encore se prolonger en ce mois d'octobre, des conditions sanitaires strictes et le casse-tête de la multiplication des contrôles des services de commerce. Les cafetiers et restaurateurs de Mansourah, Tlemcen, Ghazaouet, Remchi, Maghnia et d'autres villes de la wilaya vivent une année difficile. Ils dénoncent les nombreuses notifications de fermeture de leurs cafétérias et lieux de restauration émanant de la direction du Commerce de Tlemcen dirigée actuellement par une fonctionnaire, qui assure l'intérim depuis le départ de l'ex-directeur du Commerce, Helaïli Amar, et sa nomination à la tête de la direction régionale de Saïda il y a neuf mois. «Nous avons beaucoup souffert en raison du rebond de la pandémie de Covid-19 et la cessation de nos activités commerciales depuis le mois de mars dernier ! Nous avons perdu tous nos clients et d'énormes quantités de nos aliments stockés dans nos locaux car ils ont dépassé la date de péremption. Nous avons payé à fort prix les loyers de nos locaux qui, malheureusement, sont restés fermés pendant toute la durée de cette crise de coronavirus. Certains ont même abandonné leur métier.Et ce n'est pas encore fini ! On se prend encore des coups aujourd'hui, on nous ferme nos cafés et restaurants pendant un mois pour rien ! Comment on va faire pour survivre '», se désolent les propriétaires ulcérés et révoltés, des cafétérias «London Coffee» d'Imama, «Café Riche» du centre-ville de Tlemcen, «Loup blanc» de Bel Horizon, «Kazi » du lotissement Mesli, et des restaurants « Ambiance» d'El Hartoune, «L'Equinoxe» de Bel Horizon et «Le Gourmet» de Kiffane, qui affirment tous avoir respecté le protocole sanitaire de prévention mis en ?uvre par la direction du Commerce de Tlemcen. «Ce que nous ne comprenons pas, c'est qu'on a mis en place la distanciation. On a espacé et positionné les tables à distance les unes des autres, dans nos cafétérias et restaurants. On a dû également investir dans des gobelets jetables pour rassurer les clients qui ne veulent pas boire dans des tasses en porcelaine ou en verre et préfèrent utiliser des gobelets et des cuillères à usage unique. On a dépensé de l'argent pour respecter les règles d'hygiène et de la distanciation sociale. On a acheté des masques, des désinfectants et des gels hydroalcooliques pour protéger notre clientèle et nos employés. En plus, nos employés désinfectent tout, avant et après le passage des clients, et sous leurs yeux pour les rassurer. Peut-être que certains responsables ne savent pas qu'il y'a des gens parmi nous qui payent jusqu'à 25 millions de centimes de loyers par mois ! Et que depuis la reprise de nos activités, nous avons réduit la capacité de nos cafétérias et lieux de restauration. Déjà comme ça, nous ne nous en sortons pas financièrement. On n'est pas si sûrs de sortir la tête de l'eau, et maintenant on nous ferme tout un mois ! », précisent-ils. Ces propriétaires de cafétérias et restaurants n'ont pas caché leur désarroi face à ces pratiques harcelantes qui menacent leur activité en cette période difficile. « Il faut revoir toute cette réglementation de pratique commerciale qui impose la fermeture des locaux durant tout un mois. C'est beaucoup ! Il faut réduire le plus tôt possible ce délai embarrassant et proposer par exemple à sa place des amendes pour renflouer les caisses de l'Etat et sauvegarder ce genre d'activités ! ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com