Après la disparition du festival de la
musique andalouse et la mise sous éteignoir d'une association musicale locale,
c'est au tour du conservatoire communal du Mechouar de subir le même sort,
avons-nous appris auprès de son directeur pédagogique.
L'APC aurait dû au moins nous recevoir pour
nous consulter et nous expliquer le motif de cette décision», déplorera ce
dernier. C'est le chef de bureau de la culture auprès de l'APC, M. Boughanem,
qui a été chargé de remettre aux trois encadreurs (professeurs de musique) les
notifications de résiliation de contrat (lequel prend fin ce 28 février),
signés par le P/APC, M. Brixi, absraction faite d'un quatrième encadreur qui
attendait sa régularisation. Résultat, ce sont quelque 70 élèves (tous niveaux
confondus) qui vont être laissés en rade alors qu'ils viennent d'entamer
l'année académique (octobre 2009). D'ailleurs, leurs parents ne vont pas
baisser les bras et se préparent à adresser une pétition à qui de droit,
croit-on savoir. «C'est une décision unilatérale du P/APC, je n'ai pas été
consulté à ce sujet», nous précisera M. Zerhouni, vice-président chargé de la
commission culture auprès de l'APC.
Contacté à ce sujet, le chef de daïra de Tlemcen, M. Hadjem, en sa
qualité de tutelle, nous indiquera que c'est le mode de paiement qui est remis
en cause, soit la procédure à suivre en la matière: «Nous avons suggéré à l'APC
d'attribuer au conservatoire un statut, en l'occurrence celui d'un
établissement public à caractère administratif, qui sera doté dans ce cas d'un
budget annexe, ou une association culturelle qui bénéficiera d'une subvention»,
tient-il à souligner.
Le
chef de cabinet du P/APC, M. Benmechernene abondera dans le même sens: «Selon
la tutelle, on n'a pas le droit de signer à ce titre des conventions, on va
revoir la procédure…». En tout état de cause, au Mechouar, on n'entend plus de
musique. Et pour cause.
Ceci dit, le conservatoire de musique, qui fonctionne depuis mars
2007 avec une équipe dynamique qui a fait ses preuves malgré des conditions de
travail difficiles, vient de fermer ses portes au grand dam des musiciens en
herbe, intérieurement désemparés, ne sachant à quel «cheïkh» se vouer. Par
ailleurs, la salle de répétition aurait été attribuée à une ONG et la
secrétaire permanente du conservatoire mutée au niveau du siège de l'APC.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Allal Bekkaï
Source : www.lequotidien-oran.com