
Menacé par une décision judiciaire le privant de la garde de sa fille Malek, Mourad Abdesselam s'élève face à cette décision de justice. Pour le bonheur de son enfant simplement… il prend attache avec notre journal pour nous livrer, sans en faire trop, les raisons qui le poussent, aujourd'hui, à tenter le tout pour le tout. Mourad ne pensait guère que son mariage (décembre 2008) avec une femme tunisienne allait virer au cauchemar. « Nos relations se sont envenimées lorsque j'ai voulu regagner mon pays, l'Algérie, pour m'y installer. Chose que mon épouse refuse catégoriquement. A ce moment-là, problèmes et malentendus commencent, surtout après la venue au monde de notre fille Malek, qui est née à Tlemcen. Le père de mon épouse, cadre au ministère de l'Intérieur tunisien, chercha à me nuire et me menaça à maintes reprises ». Après s'être séparé de sa femme en janvier 2013, il encaisse une décision de justice autrement plus brutale en juin 2013: la garde de son enfant de 3 ans lui a été refusée. Bien que le mode de vie pour l'enfant n'eût, semble-t-il, posé aucun problème depuis que le couple était séparé. Mais la justice en a décidé autrement… dans la bouche de ce papa de 31 ans, il y a d'abord l'injustice, « le sentiment d'être déchu de mon droit de père », mais il y a surtout la situation de la fille qui ne connaît pratiquement pas sa mère et demeure très attachée à son père dont elle ne peut se séparer à aucun instant. Mourad nous relate d'emblée les moments difficiles vécus en Tunisie, après que son épouse a refusé de quitter son pays pour vivre en Algérie. Celle-ci a même exigé de lui de choisir entre vivre à Nabeul (Tunisie) ou divorcer. « Je lui ai préparé toutes les conditions de vie à Tlemcen, en plus un appartement et un emploi pour elle et ce, avec l'accord de la Fonction publique de notre pays. Mais notre conflit conjugal a pris une autre tournure avec l'implication d'activistes politiciens d'un parti politique tunisien, qui ont jeté l'huile sur le feu en médiatisant ce petit litige familial sur les pages de facebook, prétendant que la petite Malek a été enlevée par ma personne ». Une situation inacceptable pour Mourad qui dément catégoriquement cette intox visant à lui faire du mal. Il endure même d'innombrables sévices et humiliations. « Avant même de divorcer et au moment où je revenais vers l'Algérie, le mois d'octobre 2011, j'ai été interpellé par un agent de police en civil à l'aéroport de Carthage. Ce dernier a tenté de me confisquer mon passeport. Après un long interrogatoire et des propos provocateurs, on m'a laissé partir. Mais, ce qui m'a surtout surpris c'est le divorce prononcé, en novembre 2012, par la justice tunisienne sans ma présence ! Pis encore, je me suis retrouvé dans la liste des recherchés par la justice tunisienne dans une pseudo-affaire d'atteinte à la souveraineté nationale et à l'ordre public tunisien ! », S'agace Mourad. Devant la pression exercée sur lui et les fausses accusations colportées par sa femme pour l'éloigner de Nabeul et lui interdire de revenir en Tunisie, Mourad s'est contenté de garder sa fille à Tlemcen. Il estime injuste que la justice le prive du droit de garder son enfant. « Pourquoi m'a-t-on déchu de mon droit de père ' souligne-t-il la mine toute grise par cette forme d'injustice. « Je n'en veux pas à la justice algérienne, mais aux mensonges et faux témoignages de ma femme qui a réussi par sa stratégie évidente de manipulation à induire en erreur le magistrat qui a pris cette décision profondément injuste. Le juge n'a aucunement tenu compte des éléments et témoignages dans mon dossier qui prouvaient indiscutablement que ma femme était responsable de l'échec de notre mariage. Maintenant, elle se sert de cette décision pour demander la garde de l'enfant ». Traumatisé par cette décision bouleversante de la justice algérienne, Mourad se bat corps et âme pour la garde de son enfant. Il ne veut pas lâcher prise surtout que la petite Malek ne cesse de lui dire : « Papa, je ne veux pas partir ». Aujourd'hui, sa seule issue pour se faire entendre, c'est d'interpeller les hautes instances du pays car « ce petit litige conjugal est devenu une affaire politique ! », conclut-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com