C'est à la maison du parc de Lalla Setti
que la direction du commerce, celle des impôts, le centre de registre de
commerce et la subdivision des douanes se sont donné rendez-vous jeudi dernier
pour débattre du thème lié aux lois régissant la concurrence et les pratiques
commerciales.
Les travaux de cette journée d'étu-de
initiée par la DC ont été offi-ciellement ouverts par le (nouveau) secrétaire
général de la wilaya. Dans son intervention, le directeur du commerce, M. Amar
Helaïli, mettra l'accent sur le rôle de l'information (sectorielle), invitant
les opérateurs économiques à un dialogue franc et transparent. Lui succédant,
M. Mohammed Amine Salmi, chef de service auprès de ladite direction, passera en
revue, en sa qualité de modérateur, la série de communications (7) programmées
dans ce cadre. Dans sa communication consacrée à la loi N°04-02 modifiant et
complétant la loi N°10-06 fixant les règles applicables aux pratiques
commerciales, M. Miloud Mimouna, chef de service du contrôle et du contentieux,
indiquera que ce texte vise la transparence et la loyauté dans le domaine en
question en s'attaquant aux diverses déviations telles la revente de produits
destinés à la transformation, la spéculation, les fausses factures, la vente
concomitante… En fait, cette démarche s'inscrit, selon l'orateur, dans le
sillage de la protection du consommateur. Se référant au JO N°57, M. Salmi fera
remarquer en guise de commentaire que le champ d'intervention est élargi à cet
effet aux agriculteurs, éleveurs, mandataires... M. Saïd Medjahed, chef de
bureau de contrôle des pratiques commerciales et de la contre concurrence,
expliquera les conditions d'établissement et de délivrance du bon de transfert,
du bon de livraison et de la facture récapitulative d'après le décret exécutif
N°05-468. Il illustrera son exposé avec un modèle de facture (mentions légales)
en précisant que ce document peut être envoyé par e-mail (art.11). La facture
récapitulative (1 mois) concerne notamment les mandataires et les distributeurs
de lait, selon le modérateur qui signale que le défaut de facture peut valoir à
son auteur 80% du montant porté sur celle-ci.
La
publicité légale est l'intitulé de la communication donnée par Mme Benmansour,
cadre à l'antenne locale du CNRC qui parlera des conditions d'inscription au
registre de commerce, des sanctions prévues en cas d'infraction (défaut de RC,
falsification, procuration, absence de local…). Elle fera observer que
l'exploitant est enregistré sous un matricule unique au niveau national. A
propos du dépôt des comptes sociaux dont la procédure vient d'être décentralisée
(antenne du CNRC), elle constatera une certaine désaffection des opérateurs
publics vis-à-vis de cette obligation non sans indiquer les sanctions prévues
en pareil cas (amende de 30.000 à 300.000 DA, exclusion de divers privilèges en
la matière…). En termes de statistiques, il a été enregistré à l'échelle de la
wilaya 358 dépôts de comptes sociaux en 2007 (sur 1194 enregistrés), soit 29%,
686 en 2008 (sur 1268) soit 54,11%, 838 en 2009 (1342) soit 62,44% et 902
(1422) soit 63,43%.
La
TVA et les droits de timbre est le sujet que développera M. Chafik Boukercha,
conseiller auprès de la direction des impôts. Le communicant définira les
caractéristiques de ladite taxe (impôt réel, indirect, ad valorem…) qui fut
instaurée dès avril 1992. Concernant le deuxième volet, il existe 6 catégories
de timbres, à savoir le timbre de dimension, le timbre de quittance (ou de
quotité), le timbre des effets de commerce, le timbre de registre de commerce,
le timbre d'affichage et la vignette automobile. Quant au tarif, notons à titre
indicatif que pour le permis de chasse, il est exigé un timbre fiscal de 500 DA
alors que l'autorisation de port d'arme est assujettie à un droit de 5000 DA.
S'agissant du défaut de facturation, il est prévu par la loi une amende de
50.000 DA pour les détaillants, 500.000 DA pour les grossistes et 1.000.000 DA
pour les producteurs et les importateurs, fera savoir ce cadre de la DI. M.
Mohammed Kebiri, inspecteur principal chargé des opérations commerciales auprès
de la subdivision des douanes de Tlemcen, parlera des mesures réglementaires et
légales en matière de transactions commerciales au niveau du point de contrôle
douanier dit « 35 ». Dans ce cadre, il évoquera le cahier de charges de
l'opérateur économique dit agréé qui bénéficie du « circuit vert » (privilèges
douaniers multiples) avant d'expliquer le statut de l'exportateur agréé qui lui
aussi doit obéir à certains critères (agrément signé par le DG). Le douanier
fera remarquer que jusqu'à présent, aucune démarche dans ce sens n'a été entreprise
auprès de ses services. M. Kebiri expliquera ensuite les conditions de création
d'entrepôts en douane publics ou privés (en suspension des droits et taxes et
de mesures de prohibition à caractère économique), soit les formalités
d'agrément. Au sujet du régime douanier de l'admission temporaire des matériels
(avec suspension des droits et taxes), «la LF 2010/art.29/JO N°78/art.181 donne
la possibilité à l'Algérien de ramener du matériel usagé», selon l'orateur.
La
connexion au système SIGAD, la circulation des marchandises dans le territoire
douanier (point 35), le tracé du rayon des douanes (30 km à vol d'oiseau par
rapport à la frontière) sont entre autres les points abordés par ce cadre des
douanes qui précisera que la délivrance de l'autorisation de circuler
(passavant) relève d'une brigade mixte (douane, impôts, commerce). En matière
de contentieux, il relèvera 3 affaires (avec une valeur marchande globale de
2.102.982 DA au titre des marchandises et 4.000.000 DA pour les moyens de
transport). A mentionner que M. Kebiri affichera sans complexe aucun son e-mail
et son numéro de portable à la fin de sa communication.
L'explication de l'ordonnance 03-03 relative à la concurrence
modifiant et complétant l'ordonnance 08-12 modifiant et complétant la loi
N°10-05 datée du 15/08/2010 sera la dernière communication présentée par M. Boumediene
Boukli Hacène, chef de bureau de la promotion de la concurrence. Inciter les
opérateurs à produire poins cher, à améliorer la qualité, à redoubler d'efforts
pour innover, à investir dans de nouveaux créneaux, veiller sur les conditions
d'une compétition saine et loyale entre les opérateurs économiques, renforcer
et garantir l'équilibre des forces du marché et le jeu de la libre concurrence,
tels sont entre autres les objectifs que s'assigne cette loi. L'amélioration de
la concurrence passe par la sensibilisation des entreprises, la lutte contre le
marché informel et la contrefaçon, l'interdiction des pratiques commerciales
illicites et le suivi des mesures opérationnelles, selon ce cadre de la
direction du commerce qui indiquera dans ce contexte la composante du conseil
de la concurrence (6 experts, 4 professionnels et 2 représentants
d'association(s) de consommateurs). Le débat donnera lieu à des interventions
pertinentes de la part du directeur de la chambre du commerce (carence en
matière de communication et d'information), de celui des impôts (l'agrément et
les comptes sociaux), du trésorier public (fichier national des fraudeurs), de
la représentante de la direction de l'environnement (RC et arrêté
d'exploitation), de deux mandataires (facture, TVA), d'un opérateur public
(facture), d'un grossiste (RC ), d'un correspondant (timbre fiscal, SILA)...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Allal Bekkaï
Source : www.lequotidien-oran.com