Organisé à l'école de formation paramédicale de Tlemcen jusqu'à hier, le séminaire régional de formation sur les techniques de prise en charge de l'hygiène des denrées alimentaires, des eaux de boisson et des eaux de baignade a été marqué par un profond débat sur les formes de pollution de l'eau, la contamination des nappes, les produits toxiques, l'abattage clandestin et l'hygiène alimentaire. Ce débat soulève l'évaluation des risques sanitaires liés à la réutilisation des eaux usées pour l'irrigation en agriculture et les aspects sanitaires de la gestion et la réutilisation des eaux usées épurées. Ces journées réservées aux laborantins d'hygiène de la région Ouest et Sud-Ouest (15 wilayas) ont été présidées pour le directeur de la Prévention du ministère de la Santé publique et de la Réforme hospitalière (MSPRH), M. Mohamed Ouahdi, qui a d'emblée dressé un tableau général sur l'identification des problèmes de l'eau et ce qui peut altérer sa qualité. «La pollution de l'eau peut être biologique ou industrielle. On appelle contamination biologique des eaux par des micro-organismes pathogènes, bactéries ou virus, pouvant causer de graves maladies telles que la typhoïde, le choléra, la poliomyélite, les amibiases et certaines hépatites», a-t-il déclaré. Le même responsable dira que la pollution industrielle de l'eau est imputée à des secteurs extrêmement polluants tels que la papeterie, la chimie, le pétrole et la métallurgie. Les rejets des eaux usées contiennent de fortes concentrations de produits comme les métaux lourds, notamment le mercure, le plomb ou le cadmium, dont la toxicité est encore mal connue pour certains. M. Ouahid indiquera que plus de 700 millions de mètres cubes d'eaux usées sont déversés annuellement dans les oueds et en mer.
«Cet état des lieux impose donc l'épuration des eaux. Les nouvelles normes mondiales imposent le traitement des eaux usées industrielles à la source, au sein même des usines», a-t-il souligné, tout en enchaînant sur la nécessité d'impliquer le mouvement associatif dans le contrôle et la surveillance de la qualité de l'eau potable. «Des comprimés DPD1 pour contrôler l'eau ont été distribués à des citoyens», a-t-il ajouté. Le directeur de la Prévention au ministère de la Santé a également soulevé le problème des eaux transportées par des citernes qui sera enfin réglementé par un décret exécutif. Enfin, le directeur de la Santé et de la Population de la wilaya de Tlemcen, Halim Lallama, a souligné que la propreté des plages notamment en cette période estivale fait partie d'un programme qui englobe 8 plages (Marsat Ben M'hidi, M'cirda 1, M'cirda 2, Aïn Adjroud, Bider, Ouled Benayad, Sidna Ouchaâ et Agla). Entre le 1er juin et le 15 septembre, ces plages seront l'objet d'une attention particulière qui va de la propreté du sable, à la collecte des plantes marines en passant par le contrôle et la surveillance de la qualité de l'eau de mer de ces plages.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Khaled Boumediène
Source : www.lequotidien-oran.com