Près de quatre cents ressortissants syriens et autant de Maliens en famille ont investi les espaces publics en ce mois de Ramadhan.Selon le Croissant rouge algérien, 90 familles maliennes et nigériennes élisent actuellement domicile au niveau de la gare routière, dans des conditions lamentables. «On essaie de venir en aide à ces familles en leur apportant de la nourriture en ce mois de jeûne, mais leur nombre et leur situation sociale sont tellement inquiétantes qu'il faut des décisions politiques pour régler ce problème», indique un bénévole du CRA, avant de déplorer «vous savez, ces malheureuses personnes vivent dans la promiscuité et la saleté. Certaines d'entre elles présentent des symptômes de maladies, comme des toux aiguës' Aux pouvoirs publics de prendre en charge ce problème sérieux».
Cette apparition de subsahariens en familles est un phénomène nouveau, en ce sens que les migrants irréguliers existent dans cette région, notamment à Maghnia depuis 1999. «Mais ce flux de familles subit, nous interroge. Contrairement aux clandestins qu'on connaît, ces familles ne se cachent pas au contraire, elles s'affichent comme pour nous interpeller. Ces familles se séparent pour aller faire la manche, surtout devant les mosquées et puis retournent sur les places publiques pour se regrouper à nouveau», affirme, pour sa part, un élu.
Quant aux Syriens, très nombreux aussi, on ne les voit que devant les mosquées, avec femmes et enfants. Exhibant leurs passeports en rappelant la guerre en Syrie, ces ressortissants dont les autochtones ne sont pas insensibles à leurs conditions de vie, investissent les terrasses de café pour demander la charité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com