Le changement climatique a engendré beaucoup de difficultés à l'agriculture en raison de la diminution des précipitations et des rendements des principales cultures. Dans ce cadre, les services agricoles (DSA) de Tlemcen ont subventionné un pivot d'irrigation couvrant près de 40 hectares de céréales au profit d'un céréalier multiplicateur de la commune de Remchi, et financé une trentaine de kits d'aspersion ainsi que 3 autres canons enrouleurs à des céréaliculteurs dont les exploitations agricoles sont situées dans les communes de Maghnia et Remchi, a-t-on appris hier auprès de Abderrahim Benzemra, chef du service de l'organisation de la production et de l'appui technique de la DSA de Tlemcen. « Tous ces équipements sont subventionnés par l'Etat, en vue de faire face au stress hydrique des cultures céréalières au niveau des communes de Remchi et Maghnia. L'encouragement au développement des cultures stratégiques, notamment la filière céréaliculture, vise à optimiser, augmenter et sécuriser le niveau de la production céréalière ainsi qu'à assurer l'autosuffisance alimentaire et réduire la facture de l'importation. Pour atteindre cet objectif, des financements sont accordés par le crédit ETTAHADI et le FNDA, afin d'acquérir ces équipements qui se démarquent d'autres engins destinés à l'arrosage des superficies céréalières surtout par leur praticité », a expliqué M. Benzemra, soulignant qu'une vaste opération de sensibilisation a été récemment lancée au profit des agriculteurs disposant de points d'eau et de matériels d'irrigation.Des tables rondes sont organisées en présence des responsables de la chambre d'agriculture, CCLS et la DSA, pour inciter les agriculteurs à mobiliser leurs équipements et recourir à cette pratique d'irrigation. De nombreux agriculteurs de la wilaya recourent ces derniers jours à l'irrigation par aspersion des cultures céréalières (Orge, blé tendre, blé dur et avoine) et maraîchères. « La pluviométrie enregistrée ces dernières semaines est insuffisante pour les plantes qui ont besoin de poursuivre normalement leur cycle de croissance dans notre région.
Les pluies tardent à venir et nous devons recourir à l'irrigation complémentaire afin de lutter contre la faible pluviométrie et pour couvrir les cultures durant les trois semaines à venir. Nous recourons à d'autres opérations d'arrosage complémentaire si les averses pluies tardent encore à venir », a affirmé un agriculteur d'Ain Youcef. Par ailleurs, la plupart des cultures légumières des communes de Hennaya, Remchi, Ain Youcef, Maghnia, Chetouane, Bensekrane, Fehoul, Nedroma, Sabra, Béni-Boussaid, Sidi Medjahed, Ouled Mimoun et Honaine, exigent des apports en eau réguliers pour la croissance des légumes (pommes de terre, laitues, fèves, petits pois, carottes, cardes, etc.). Certains sols de ces communes n'ont pas tous la même capacité à retenir l'eau de pluie ou d'irrigation. Selon M. Benzemra, « une irrigation plus abondante que nécessaire ne contribue qu'à gaspiller l'eau et peut provoquer le lessivage des engrais et des herbicides.
La réaction à l'irrigation varie également avec le type de légume cultivé. Ainsi, les plantes à racines superficielles comme la pomme de terre et le céleri demandent une irrigation fréquente mais peu abondante. Par contre, les cultures à racines profondes, capables de puiser l'eau d'un plus grand volume de sol, n'ont pas besoin d'un arrosage aussi fréquent».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Khaled Boumediene
Source : www.lequotidien-oran.com