La solution à cette grave pénurie de carburant, qui dure depuis plus de deux ans, n'est pas pour demain. Pis encore, le nombre de hallaba a augmenté et le volume des «exportations» vers le Maroc est en nette augmentation, notamment en ce qui concerne le gas oil, et ce pour une raison toute simple, la mise en service de l'axe autoroutier Tlemcen-Maghnia, facilite ce genre de trafic des gros camions qui font plus de deux navettes par jour.
Depuis un mois, les poids lourds ont refait leur apparition et viennent s'approvisionner en toute tranquillité. Ils choisissent le moment où il n'y a pratiquement aucun barrage. De plus, ils sont les premiers à être informés de l'arrivée des camions citernes de Naftal. C'est généralement en entre 4 h et 5 h du matin que les deux stations service dans la commune de Mansourah sont assiégées par les hallabas. Au cours de ces derniers jours, ces stations baissent leur grille dès 8h du matin et pour cause. Il n'y a plus rien à livrer, le quota de Naftal destiné à la consommation nationale se trouve déjà de l'autre côté de la frontière, à Béni-Drar sur la route de Nador (Maroc oriental ). Au début des années 1970, ce genre de trafic existait certes, mais les quelque rares trafiquants ne s'aventuraient jamais au-delà du territoire de la daïra de Maghnia. Mais le gain facile attire de plus en plus de gens qui viennent de toutes les wilayas de l'ouest pour s'adonner à ce trafic plutôt rentable. A vrai dire, il n'y a jamais eu de véritable stratégie des pouvoirs publics pour lutter contre cette hémorragie qui frappe de plein fouet l'économie nationale et paralyse toute une région. De simples mesures auraient suffit. Pour mettre fin à cette situation, un arrêté du wali de rationner le carburant pendant une certaine période, découragerait les hallabas, qui ne feront certainement pas le voyage, pour s'approvisionner d'une quantité de 60 litres par exemple. Autre chose, un simple contrôle technique sur ces véhicules suffira pour mettre la moitié de cette flotte à la fourrière municipale. Non, que de fois ne l'a-t-on pas répété dans ces mêmes colonnes. Il n'existe pas de volonté pour mettre fin à ce phénomène sur lequel tout le monde s'interroge. Comment peut-on fermer les yeux sur une colonne de plus de 100 voitures (R21 et R25) stationnées à longueur d'année aux alentours des stations service ' Malheureusement, il n'existe pas de données pour mesurer l'ampleur des dégâts et le manque à gagner sur le plan économique engendré par cette crise. L'été s'annonce chaud pour les automobilistes. On rappellera tout simplement que la demande a augmenté, depuis la hausse des prix de tous les carburants, décidée il y a plus d'un an par le gouvernement Benkiren. Chez nous, on n'a pris aucune mesure pour y faire face .
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zenasni
Source : www.lesoirdalgerie.com