Après la défaite de la bataille de Las Navas de Tolosa (sud de l'Espagne) en 1912, entre Européens et musulmans, où ces derniers ont perdu leur flotte, la Méditerranée occidentale est devenue une mer chrétienne.Pour circuler entre l'ouest et l'est du Maghreb, il ne restait que la route terrestre, qui passe obligatoirement par Tlemcen», explique le Pr Sidi Mohamed Negadi, chef de département d'archéologie. Entre le XIIIe et le XVe siècles, Tlemcen fut la capitale du Maghreb central avec un territoire qui recouvrait celui de l'Algérie actuelle (moins le Constantinois ?faut-il le préciser-) et le Maroc oriental. Objet de convoitises, Tlemcen affrontait alors des dangers venus de l'Ouest comme de l'Est. (Les Mérinides, depuis Fès, les Hafsides issus de la lointaine Tunis).En 1299, le souverain mérinide Abou Yacoub Youssef commence un long siège de la capitale qui a duré huit ans. Ainsi, il construit, en face de Tlemcen, Mansourah (la victorieuse), tant il est sûr de son triomphe. Elle possède ses remparts, son palais, le Mechouar (restauré en 2011, pour l'événement Tlemcen, capitale de la culture islamique, sa mosquée, ses bains?Des vestiges qui sont la fierté, aujourd'hui, des autochtones. «Tlemcen a hérité aussi du nom de Perle du Maghreb. Une ville qui a eu plusieurs baptêmes : Pomaria, signifiant les vergers, puis Agadir (le rempart), Tagrart (le camp) et enfin Tlemcen (nom berbère désignant les sources). Autant de noms, synonymes d'escales civilisationnelles, qui font de cette ville l'une des plus riches en patrimoine, culture et histoire», explique davantage Abdellatif M'rah, documentariste.Ce qui suscite la sensation, c'est l'explication exacte et sans bégaiement des jeunes et moins jeunes Tlemcéniens de cette richesse historique. Ici, l'on parle de Tlemcen avec passion et fierté. «Dès mon jeune âge, mon père tentait de m'expliquer les différentes étapes qu'a vécues ma ville. En avançant en âge, j'ai poussé ma recherche pour connaître mieux l'histoire. Aujourd'hui, j'inculpe à mes deux enfants le même savoir que m'a prodigué mon père et les ouvrages que j'ai consultés», confesse un père de famille, commerçant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com