
Sur les hauteurs de Tlemcen, à partir de Sebdou, la steppe commence à étendre son vaste paysage désertique, une épaisse couche de givre recouvre la toundra, en ce mois de janvier. La saison des feuilles mortes est déjà bien loin, l'hiver s'annonce des plus rigoureux. Les premières chutes de neige ayant fait leur apparition. Sur les monts Terny et Béni Snous, d'immenses couches blanches sont visibles, à mille lieues sur les cimes de djebel Asfour, il fait un froid qui rappelle les hivers d'antan.Les grands espaces de la steppe de Sebdou, jusqu'aux confins d'Aricha, sont déjà abandonnés par les populations nomades. Avec les dernières précipitations et le froid qui sévit dans cette région du sud-ouest, on a du mal à imaginer que la sécheresse est passée par là . Pourtant, les traces de cette calamité naturelle étaient encore visibles sur ces terres, il y a à peine deux mois, le sol était lézardé par la sécheresse. La clémence du ciel est venue à temps pour dissiper les craintes des éleveurs et des nomades dont la survie dépend souvent de cultures vivrières et de l'elevage.Pendant tout l'hiver, cet immense espace steppique plongera dans un grand silence, car dès le coucher du soleil, la ville d'Aricha et ses environs grelottent et ressemblent à des villes fantèmes.Les populations de Sebdou, de Terny, de Mekmen-Benaâmar sont soumises à rude épreuve pendant cette période hivernale.Dans ces contrées isolées, des populations éparpillées à travers les hameaux vivent encore sous les tentes, se chauffent encore au bois et s'éclairent à la bougie. Il faut rappeler que beaucoup de localités dans cette région ont été récemment alimentées en gaz naturel, mais la bonbonne de butane vaut toujours son pesant d'or quand elle est disponible. Le gasoil n'est plus rationné au niveau des stations-service, ceci arrange une bonne partie de la population qui utilise le fuel pour des besoins domestiques.Ceux qui dénonçaient au début de la décennie noire l'encombrement des villes en l'imputant à l'exode rural, n'avaient qu'à offrir des conditions de vie décentes à ces populations qui aiment bien rester chez elles et vivre comme tout le monde.En effet, si les populations de Tlemcen et sa banlieue vivaient dans une certaine aisance (toute relative), il suffisait de faire quelques kilomètres au sud pour constater qu'on était à mille lieues de la civilisation, il y a peine trois ans. Si, aujourd'hui, plus de 85% de la population est raccordée au gaz naturel et plus de 98% au réseau électrique, ce n'est, ni l'effet du hasard, ni encore moins du miracle. Pour ce faire, il a fallu au chef de l'exécutif dresser un état des lieux (sans complaisance) et identifier les besoins propres au monde rural.S'il vous est arrivé de visiter le village de Tadjemout, il y a quelques années, vous vous seriez passés volontiers des Misérables de Victor Hugo.A cette époque, l'hiver s'annonçait rude et occasionnait d'importants dégâts ; tant sur le plan humain que sur l'ensemble du réseau routier, bien sûr qu'il reste encore beaucoup à faire, mais tant qu'il y a des commis de l'Etat qui s'intéressent à cette Algérie profonde”? l'espoir reste permis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M ”ˆZenasni
Source : www.lesoirdalgerie.com