Les lieux sont historiques et il est nul besoin de rappeler, ce que représentent Bab Ali, El Medress et tous les quartiers de la basse ville.Hier, ils faisaient la fierté de Tlemcen, mais les temps ont bien changé depuis. Cette casbah tlemcénienne est en voie de disparition (et le mot n'est pas assez fort), il y a de cela plus de 20 ans, dans ces mêmes colonnes, nous évoquions dans un article sous le titre «Làoù le soleil ne se lève jamais» les conditions de vie des habitants de ce quartier qui, dans le passé, était harcelé par les forces coloniales et pour cause, il était le fief de fidaà? et de résistants durant la lutte de libération.En passant par les lieux, j'ai été interpellé par de vieux amis qui, attablés à la terrasse du café maure Bensalem, lieu de rencontre de tous les anciens habitants du quartier. Mohamed-Bouchnak, un enfant du quartier, me fit la remarque sur l'état déplorable du mausolée de la place des martyres ; il n'avait pas tort, ce lieu de sacrifice est dans un état lamentable, le jardin complètement abandonné et l'espace sert de terrain de jeux pour les garnements en quête de loisirs.Il faut rappeler que ce lieu sert de recueillement, lors de ces cérémonies officielles : une gerbe de fleurs est déposée, lors de chaque événement historique, au pied de la stèle des chouhadas et le restant de l'année, la place des martyrs ressemble à un terrain vague. Pourtant, il suffit de peu de choses pour redonner à ce lieu l'image qu'il mérite et ce, par respect à nos martyrs.Un peu plus bas du côté de Bab Ali, c'est la désolation, il y a plus de 20 ans, une bombe a réduit en poussière la plupart des habitations, de style mauresque. Depuis l'attentat terroriste, certaines demeures portent encore les stigmates de l'explosion et on voit encore sur ce qui reste des murs la couleur bleue de la «nila» peinture d'autrefois. C'est une immense assiette que l'Etat doit récupérer, car tous les habitants sinistrés on été relogés.Laissées à l'abandon, ces maisons en ruine servent aujourd'hui de refuge à tous les aventuriers qui font régner la terreur, dès le coucher du soleil, un citoyen nous affirme que des bandes rivales règlent leur compte à coup d'épée et de sabre.Il est peut-être temps de penser à une solution à cette partie de la ville, véritable plaie qui défigure Bab Sidi Boumediène.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zenasni
Source : www.lesoirdalgerie.com