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Il y a quelques mois, nous évoquions les conditions de vie déplorables des Subsahariens, qui traversent des milliers de kilomètres au risque de leur vie, pour trouver refuge en Algérie. Loin de les stigmatiser, il faut cependant alerter les responsables sur cette nouvelle forme d'immigration clandestine qui pourrait poser un sérieux problème dans quelques années au pays d'accueil. Ces derniers mois, ces naufragés de la misère arrivent en masse et sont livrés à eux-mêmes.Leur misère fait plus réagir toute la population qui, malheureusement, ne peut rien faire. Ceux qui sont censés apporter secours et assistance aux victimes de cette tragédie humaine attendent, eux aussi, des instructions. Certes, des citoyens manifestent leur solidarité à ces réfugiés syriens et subsahariens, dont le nombre ne cesse d'augmenter, les services publics ne réagissent pas pour des raisons humanitaires. Ce qui se passe sous nos yeux est tout simplement scandaleux et inhumain, depuis l'apparition du froid, la wilaya de Tlemcen est devenue la destination de ces damnés de la terre, des dizaines de familles subsahariennes arrivent en masse pour s'installer dans la rue.A partir de l'avenue Bab el Djiad jusqu' aux confins du marché couvert, en passant par Blass el Khadem, ce sont des familles entières qui occupent les trottoirs pour faire la manche. Mais un fait nouveau est en train de prendre de l'ampleur et qui provoque la colère des citoyens. Comment peut-on laisser des nourrissons dans la rue en plein hiver.Sous d'autres cieux, dès les premiers signes de froid, des ONG, les services sociaux aidés par des volontaires sillonnent en plein nuit les rues pour éviter des drames humains.Les SDF sont secourus et des aides leur sont proposées. En hiver, tout le monde se mobilise pour cette frange de la population qui n'a pour toit que la grisaille du ciel. Le cas des réfugies subsahariens doit être sérieusement pris en charge, il est vrai que ces malheureux n'ont officiellement pas de statut de réfugies, selon la convention internationale, mais l'Algérie ne peut pas accepter un tel drame humain sur son sol pour une durée indéterminée.En ce qui concerne les réfugiés syriens, ces derniers se débrouillent plutôt bien, ils se permettent même de louer des habitations, une chose est sûre, ils ne passent pas la nuit à la belle étoile, mais ils mendient en famille en plaçant leurs enfants au milieu de la route pour attendrir les automobilistes, une solution doit être apportée au plus vite, il y a le cas des naissances, des enfants non scolarisés livrés à la rue, des jeunes filles qui peuvent se livrer à la prostitution.Il y a quelques jours, une femme de cette communauté étrangère qui venait tout juste d'accoucher était sur le trottoir dans un piteux état avec son nouveau-né, elle fut sauvée in extremis par une dame qui avait remarqué la présence d'un bébé à peine enveloppé dans une couverture.Tous les citoyens veulent apporter leur aide à ces familles, certains sont même disposés à les accueillir, c'est le cas de cette dame d'un milieu aisé qui était prête à accueillir cette femme en détresse avec son nouveau-né, mais elle ne veut pas prendre de risques, on ne peut héberger un étranger sans le déclarer aux autorités, alors que peut-on faire ' Il est vrai la solidarité des Algériens n'est pas un vain mot, même les plus démunis font preuve de générosité. Cela ne suffit pas.Certaines ONG qui ne ratent aucune occasion pour épingler l'Algérie en matière des droits de l'Homme n'hésiteront pas à exploiter le cas de ces malheureux qui se trouvent sur notre sol.En attendant des solutions d'en haut, les responsables locaux directement concernés sont interpelés par l'ampleur de cette tragédie.Chez les Occidentaux, durant la période hivernale, les services sociaux sont à la pointe de ce combat pour sauver des vies. En terre d'islam, les consciences ont du mal à se réveiller.


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