
«Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin», tel est le slogan qui a été adopté par l'ensemble des participants qui ont pris part à la journée de formation sur le développement du commerce extérieur, organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Tlemcen et la Cajex.De l'avis de tous, le développement du commerce extérieur est tributaire de la mise en place de stratégies qui permettent à l'entreprise algérienne de se positionner sur le marché international. Dans cet optique, Mohand Amokrane Nouad, expert auprès de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), a souligné, lors de son intervention, l'importance de la création de consortium d'exportation qui demeure un élément incontournable pour asseoir une véritable stratégie d'exportation afin de valoriser le produit algérien et lui donner une meilleure place sur le marché international.«Le consortium d'exportation, ou ce qu'on définit comme étant l'alliance volontaire d'entreprises pour promouvoir et faciliter l'exportation, garantit à l'entreprise une mise à niveau technologique, logistique et managériale qui lui permettra de gagner en notoriété aussi bien sur le plan national qu'international», souligne le conférencier.Sur le plan du commerce extérieur, objet de cette journée, M. Nouada a mis l'accent sur le fait que le consortium permet aux entreprises exportatrices de mutualiser leurs efforts, d'augmenter la productivité, de renforcer le pouvoir de négociation et d'améliorer la qualité pour instituer et soutenir une marque (un label). M. Nouad a rappelé l'existence actuellement de 7 consortiums et d'autres qui sont en train de se former.Pour sa part, le subdivisionnaire de la douane chargé de la communication, Toufik Moualek, a mis en évidence les différentes mesures d'accompagnement des opérateurs économiques instituées par son administration, relatives aux avantages fiscaux et aux facilitations douanières. En revanche, les participants relèvent une contradiction quant aux critères d'octroi des aides par le Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE), aides qui couvrent une partie des coûts de transport, transit et manutention des marchandises destinées à l'exportation ainsi que de la participation aux foires, expositions et salons spécialisés à l'étranger.Les entreprises exportatrices, dont le montant à l'exportation dépasse les 10 millions de dollars, ne peuvent prétendre à cette aide. Selon nos interlocuteurs, cette mesure risque de se dresser tel un obstacle face à la promotion des exportations et la reconquête des marchés extérieurs. Ils notent, aussi, que l'instauration de la licence d'exportation est un autre maillon dans la chaîne bureaucratique qui risque de freiner davantage le développement du commerce extérieur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O El Bachir
Source : www.elwatan.com