Tlemcen - A la une

Tlemcen



Tlemcen
L'association nationale «Ismaa» des enfants sourds implantés et malentendants tire la sonnette d'alarme. Selon elle, les déboires dont souffrent ces malades se multiplient sans qu'il n'y ait une réelle volonté politique pour leur venir en aide.Créée en 2013, l'association nationale «Ismaa» des enfants sourds implantés et malentendants, domiciliée dans la wilaya de Tlemcen, vient en aide à tous les enfants sourds en préopératoire et postopératoire. Son objectif vise essentiellement l'accueil et la préparation psychologique des parents, la sensibilisation, le suivi des implantés et l'assistance technique. C'est tout l'accompagnement des enfants sourds dans ses différentes phases et leur prise en charge qui sont les principaux axes de la mission de l'association qui ne ménage aucun effort malgré le peu de moyens dont elle dispose.Cependant, selon Mohamed Benabdallah, le président, il existe d'énormes dysfonctionnements qu'il tient à énumérer. «D'abord, il y a l'absence d'un dépistage précoce de la surdité car il est recommandé d'opérer les enfants sourds entre 6 et 24 mois. A titre d'exemple, on opère les enfants aux USA et en Europe à partir de l'âge de 3 mois. La non-préparation psychologique des parents afin qu'ils adhérent au processus d'implantation, la non-prise en charge de l'enfant sourd avant l'acte chirurgical sur les plans orthophoniques par la mise en place d'une prothèse auditive provisoire pour une durée de 6 mois, servant à stimuler le nerf auditif et la lecture labiale».Apparemment, les problèmes que rencontrent cette frange de la société ne s'arrêtent pas là, puisque M. Benabdallah évoque, aussi, les difficultés rencontrées par les parents dans la constitution du dossier médical, notamment les examens IRM pour lesquels ils sont orientés vers d'autres wilayas. «L'implant nécessite l'activation de son processeur interne. Malheureusement, il a été relevé des retards dans l'activation de l'implant qui devrait l'être à la 4ème semaine de l'acte chirurgical». On fait face à la non-disponibilité des pièces de rechange et des accessoires du dispositif de l'implant au niveau du CHU Tidjani Damerdji de Tlemcen alors qu'il est convenu dans le cahier de charges un service après vente et un délai de 15 ans y est mentionné.En outre, il y a l'absence de techniciens spécialisés dans le réglage et la réparation du processeur externe ainsi qu'une insuffisance criarde en orthophonistes et des structures adéquates. Pourtant dans les clauses du marché, le fournisseur devait former les régleurs, les réparateurs et le personnel médical. «Devant ces aléas, les enfants implantés se déplacent jusqu'au siège du fournisseur à Alger pour l'acquisition d'un accessoire, pour un simple réglage ou pour réparer le processeur. Tout cela sans que ces accessoires soient remboursés par la CNAS», précise M. Benabdallah.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)