
Prendre un taxi à Tlemcen est devenu un véritable parcours du combattant tant l'anarchie est perceptible dans ce secteur, où l'on enregistre une absence totale d'encadrement à la fois syndical et administratif.À la principale station de Tlemcen, située au centre-ville, près de la Grande mosquée, le dernier venu est servi le premier, et les personnes qui attendent parfois une heure ou plus, parmi elles de vieilles dames et des handicapés, rebroussent finalement chemin par humilité et manque de considération. Il y a quelques années, les taxis parvenaient à la même station pour embarquer tour à tour les clients rangés en file indienne, car la direction des transports, en collaboration avec les services de l'APC et de la Sûreté de wilaya, avait mis en place un dispositif rigoureux pour servir équitablement les citoyens. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Certains taxis embarquent les clients dans le tournant, et passent devant la station en narguant ceux qui font le queue.La direction des transports a été interpellée plusieurs fois par des citoyens sur cette situation incongrue, mais n'a pas pris la décision d'envoyer des agents de contrôle pour mettre de l'ordre dans ce secteur ni pour verbaliser ceux qui pratiquent des prix au-dessus de ceux en vigueur, et ils sont légion. Pour le même trajet, les taxieurs encaissent entre 70 et 150 DA pour chacun des 4 clients embarqués, alors que le cahier des charges indique clairement que le citoyen a droit à une course spéciale à lui seul au tarif maximum de 70 DA.La plupart des chauffeurs de taxi profitent ainsi de l'inertie des responsables de la direction des transports pour dicter leur loi, devant laquelle les citoyens demeurent impuissants.B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B ABDELMADJID
Source : www.liberte-algerie.com