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Sur 730 000 naissances par an, 7 000 enfants sont nés hors mariage, selon des statistiques données, jeudi dernier, lors de la journée sur la sage-femme organisée par l'établissement hospitalier spécialisé Mère et Enfant de Tlemcen.Un chiffre insignifiant (1% du total des naissances) certes, mais qui va en augmentant, selon les différents intervenants. Cependant, ce phénomène, longtemps considéré comme tabou, est sérieusement pris en charge par l'Etat. «Cette journée est, d'abord, celle de la sensibilisation. La mère célibataire a droit à une prise en charge médicale, psychologique, juridique et religieuse. A notre niveau, concernant, par exemple, la mère célibataire adolescente, nous la suivons pendant toute la période de la grossesse jusqu'à l'accouchement. C'est un cas délicat, puisqu'elle a un bassin étroit et rétréci.Elle fait beaucoup de tension, beaucoup de diabète ; ce qui nous amène à faire beaucoup de césariennes», explique le professeur Belhbib Riyad. Le procureur adjoint, Kdider Smaïl, lui emboîte le pas pour préciser que «la mère célibataire est protégée par les lois de la république, juridiquement et civilement, pour ce qui est du patronyme et de la nationalité de l'enfant né hors mariage». Information confirmée par la magistrate Mme Salem : «Cette mère a droit à la protection médicale (grossesse et allaitement).Son enfant a droit au patronyme, à la nationalité et à la scolarité, pareillement aux enfants légitimes». Le théologien Kheireddine Sib a animé une conférence fort intéressante où il a mis en exergue le rôle à jouer de la société en face de ce phénomène : «Souvent, la femme est victime d'une situation donnée. Un enfant naît d'une relation hors mariage. Devant le fait accompli, on doit éviter la condamnation pour s'occuper et de la mère célibataire et du nouveau-né qui doivent avoir toute l'attention voulue».Mme Leila Abbou, sage-femme en chef, estime que «nous ne pouvons tourner le dos à un phénomène qui existe dans notre société. Pour nous, nous ne regardons pas le statut de ce type de parturiente. Nous la prenons en charge comme toutes les femmes qui fréquentent notre service. Ce n'est plus un tabou». Quant à la directrice de l'EHS Mère et Enfant, Mme Nouara Meriem, «c'est une journée de sensibilisation et d'information pour toutes les franges de la société. Ce phénomène existe bel et bien et il est tout à fait normal d'en parler et de l'étudier sous toutes les coutures».


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