La ville de Menaceur, distante de 15 km de Cherchell et de 10 km du chef-lieu de la wilaya de Tipasa, vient de vivre un événement spectaculaire. Selon notre source, c'est sur les contreforts rocheux et montagneux du pic de Menaceur qu'une transaction inhabituelle était en train de se dérouler après la prière d'el îcha.
«Une belle et puissante voiture allemande gravissait les pentes abruptes et rocheuses des montagnes de Menaceur menant à ce célèbre pic. Un lieu réputé inaccessible, sachant que ces pistes sont destinées aux bêtes de somme. `Même l'armée coloniale les jugeait dangereux et infranchissables», affirme notre interlocuteur. Selon des témoins, «deux dealers originaires de Tlemcen conduisaient ce véhicule avec à son bord 30 kg de kif traité. Une mine d'or pour les narcotrafiquants. Les services de la Gendarmerie nationale qui, certainement, avaient des informations sur l'arrivée de ce véhicule dans le territoire de la wilaya de Tipasa, alertèrent les brigades des villes et villages périphériques de la commune de Menaceur, à l'instar des villes de Hadjout, Cherchell, Meurad et Sidi Amar. Les témoins ajoutent que «les services de sécurité interceptèrent ces dealers en flagrant délit. Le dénommé A. M., âgé de 30 ans, demeurant à Tidhaf, commune de Menaceur, et B. M., 27 ans, résidant à Cherchell, s'apprêtaient à recevoir la «précieuse marchandise » des mains de N. R., 38 ans, et de H. A., 42 ans, tous deux originaires et résidant à Tlemcen, quand ils furent surpris par la gendarmerie et sommés de se rendre. Trois d'entre eux furent arrêtés, tandis que le quatrième reste activement recherché. Notre source indique, en conclusion, que l'enquête n'est pas encore close. Celle-ci fournira certainement des précisions sur ce réseau trans-wilayas.
Larbi Houari
Damous sous le choc après la mort d'un quinquagénaire
La population de la ville de Damous était encore sous le choc hier au retour de l'enterrement d'un quinquagénaire. Les circonstances du décès de ce père d'une famille de 8 personnes sont floues. La région de Damous, située à 150 km d'Alger et à 80 km du chef-lieu de wilaya de Tipasa, où est implanté un grand marché de gros de fruits et légumes, est réputée pour être une zone agricole majeure, spécialisée dans les maraîchages et la culture sous serre. C'est justement dans ces immenses serres agricoles qui jonchent l'oued Damous, à perte de vue jusqu'aux confins du barrage de Kef Eddir, que le drame est survenu en début de semaine. Selon des témoins, un maraîcher employé au sein d'une exploitation agricole, âgé de 56 ans, a été retrouvé gisant dans une serre agricole au milieu des emballages d'un pesticide fulgurant, qui avait, il y avait quelques mois de cela, foudroyé plusieurs sangliers qui pénétraient et détruisaient les serres. «Ce poison mortel est utilisé dans les serres pour lutter contre les carpocapses, les nématodes et les pucerons des arbustes», précisent des sources. Devant ce drame, les langues se délient et parlent de suicide. «Il s'est suicidé car il avait de graves problèmes familiaux», affirme un jeune agriculteur. Certains parlent de «conflit familial», tandis que d'autres évoquent «les difficultés liées à ses maigres revenus et à son incapacité à faire face aux besoins de sa famille». Côté officiel, rien n'a filtré. Une autopsie a pourtant été pratiquée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L H
Source : www.lesoirdalgerie.com