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Terrorisme : les victimes d'un attentat dénoncent l'indifférence des autorités Tlemcen : les autres articles



Terrorisme : les victimes d'un attentat dénoncent l'indifférence des autorités                                    Tlemcen : les autres articles
Très affectés par l'explosion du 23 mai 1997, 32 pères de famille, propriétaires des boutiques, ne sont toujours pas indemnisés.
Le 23 mai 1997, l'hôtel Maghreb de Tlemcen et les magasins riverains (rue commandant Mokhtar) ont été soufflés par un attentat terroriste. Quinze ans plus tard, 32 pères de famille, propriétaires des boutiques très affectées par l'explosion, sont toujours dans l'expectative. Non indemnisés jusqu'à ce jour, ils ont interpellé toutes les autorités du pays, mais en vain : «Depuis ce sinistre attentat, nous avons été bercés par des promesses de plusieurs responsables. Nous ne comprenons pas pourquoi, malgré la reconnaissance par les pouvoirs publics de notre statut de victimes, nous n'avons pas encore été indemnisés, à l'instar d'autres victimes dans notre cas».
Ces citoyens disent avoir été reçus en 2001 par le wali avec des promesses, mais sans lendemains. «Nous sommes assaillis par les services des impôts, des assurances et par nos créanciers. Les dettes nous étouffent et nous sommes dans une situation économique pitoyable», affirme Nabil Zemirli, une des victimes parlant au nom du reste. Ces gens ont tout perdu ce matin du 23 mai 1997. L'association Mechouar, dans une correspondance transmise au ministre de la Solidarité nationale, explique : «Suite à ce drame, les autorités locales nous ont promis de venir à notre aide pour la reconstruction de ce qu a été détruit, mais ce n'était qu'une promesse illusoire».
Et d'ajouter : «À défaut d'être financièrement aidés dans le cadre de la loi existant et mentionnant les différentes modalités de dédommagement des victimes du terrorisme, nous n'avons même pas bénéficié d'allégements pour les multiples charges fiscales et sociales qui sont en relation avec nos activités de commerçants'». Des commerçants, naguère productifs, se sont transformés, depuis l'attentat, en mendiants en quête de subsistances et' de droits surtout.
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