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Sadi à la tête de la marche du RCD à Béjaïa



Sadi à la tête de la marche du RCD à Béjaïa
Uans le premier carré, composé des élus locaux, l'ancien leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, s'affiche pour la première fois dans une marche à Béjaïa. C'était hier, à l'occasion de la célébration du double anniversaire, celui du Printemps berbère du 20 avril 1980 et du Printemps noir d'avril 2001.La marche à laquelle a appelé le RCD s'est ébranlée vers 11h30 de l'esplanade de la maison de la culture Taos Amrouche à destination du siège de la wilaya devant lequel une prise de parole a été organisée. Ils étaient près de deux milliers de marcheurs à battre le pavé le long de l'itinéraire. Des slogans hostiles au pouvoir ont été scandés. Des banderoles ont été déployées. On pouvait y lire des messages à l'unité nationale : «Rassemblons nous pour Construire dans la Diversité et la dignité», le slogan reprend les initiales du nom du parti.Les victimes du Printemps noir n'ont pas été oubliées, puisqu'une banderole les mentionne : «126 assassinats et pas un coupable !» La marche a été ponctuée par des haltes, comme celle observée au rond-point de Nacéria où les habitants de la cité CNS «envoyaient» à forts décibels la chanson Aghuru (tromperie) de feu Matoub Lounès, qui est une réadaptation de l'hymne national. Une image émouvante que celle des militants du RCD et des jeunes de cette ancienne cité, face-à-face, écoutant religieusement le «Rebelle», celui qui a toujours su rassembler autour de lui au-delà des tendances politiques des partis démocratiques qui ont un ancrage en Kabylie.Arrivés en face du portail de la wilaya, les marcheurs, après avoir écouter les responsables locaux du parti, ont réclamé un mot de Saïd Sadi, figure emblématique des événements d'avril 1980. «Ce n'est pas ma qualité de responsable qui m'a amené à Béjaïa pour marcher avec vous, mais c'est ma citoyenneté. Je veux montrer que n'importe quel individu qui veut la liberté, tamazight, doit se mobiliser parce que nous sommes dans une situation où l'avenir de l'Algérie est incertain. Nous avons lutté pour cet idéal, c'est pour ça que nous sommes là pour continuer le combat avec vous», a déclaré Saïd Sadi.En marge de la manifestation, l'ancien animateur du MCB a ajouté que la revendication identitaire va au-delà des frontières géographiques kabyles. «A cet instant, il y a une rencontre à Batna pour revendiquer l'officialisation de tamazight. Dans les montagnes de Tlemcen, on revendique que Yennayer soit accepté par l'Etat.On m'a appelé du Maroc pour dire que le 20 avril était aussi le leur», a-t-il souligné. «Il faut que ceux qui nous gouvernent et qui ont mené le pays à la dérive sachent qu'il nous est impossible d'accepter de revenir à ce qui s'est passé en 1949 ou en 1954», a-t-il encore déclaré. «Ce pays souffre et peine. Il a beaucoup donné et il est impossible de le bâtir si tamazight n'est pas intégrée dans l'Etat algérien», déclare l'ancien détenu d'avril 1980 pour qui «rien ne peut altérer le message du Printemps 1980», ni le temps ni l'action propagandiste du pouvoir.


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